Société


Dans la foulée du déclenchement des élections, je vous avais parlé de l’augmentation très inquiétante du coût d’emprunt pour le Québec (i.e. le service de la dette). À cette époque, les marchés financiers anticipaient une victoire du PQ.

Provenant directement d’un terminal bloomberg d’un de mes contacts, voici comment le coût d’emprunt pour le Québec et l’Ontario a évolué durant la dernière campagne électorale. Dans le premier graphique, on peut voir l’évolution des taux depuis le 2 janvier 2014 jusqu’au 14 avril 2014. Le second graphique correspond à l’écart (spread) entre les taux ontariens et québécois.

Dette Québec

Dette Québec

Au déclenchement des élections, l’écart avec l’Ontario a bondi de manière inquiétante, à ce moment, la plupart des gens donnaient la victoire au PQ avec un gouvernement majoritaire.  Par contre, la publication d’un premier sondage CROP qui donnait une courte victoire au PLQ a renversé cette tendance.  Cette diminution des taux s’est accélérée quand un sondage Léger a évoqué la possibilité d’un gouvernement libéral majoritaire.  Quand le PLQ a officiellement été élu le 7 avril dernier, nous avons presque retrouvé l’écart qui avait été observé en début d’année.

Même si on aime souvent dire que le PLQ et le PQ c’est blanc bonnet, bonnet blanc, il faut réaliser que les marchés financiers et les investisseurs ne voient pas les choses du même oeil. S’il est vrai que les programmes se ressemblent, il y a des « adultes » au PLQ qui sont capables de réassurer les marchés financiers en réduisant les possibilités de dérapages.

Je ne dis pas que le salut économique du Québec passe obligatoirement par le parti libéral, la CAQ aurait sans doute fait aussi bien, peut-être même mieux. Par contre, je dis que le PQ est devenu un parti qui a un effet délétère sur l’économie du Québec.

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