La fiscalité durant la campagne électorale

by GuillaumeSirois

Nous sommes en pleine effervescence électorale au Québec. Alors que ce moment est, sans doute invraisemblablement, propice à étaler des solutions concrètes pour régler des failles dans notre appareil gouvernemental, très peu d’emphase est mise sur le fardeau fiscal des contribuables.

La CAQ a été le seul parti populaire a abordé sobrement ce fait en promettant des baisses d’impôts pour la classe moyenne. Nous entendons souvent que les Québécois subissent la plus grosse pression financière de la part de leur gouvernement en Amérique du Nord. Laila Maalouf a d’ailleurs fait un résumé intéressant de la situation.

Au Québec, peu importe si vous gagniez 30 000$, 60 000$ ou 90 000$ par année, vous êtes les plus imposés au Canada. Par exemple, si vous gagnez 60 000$ par année, votre imposition québécoise sera de 12 000$, ce qui est presque 5 000$ de plus que la deuxième province la plus imposée au Canada.

Pour ce qui est de la taxation, seule la Nouvelle-Écosse a une taxe combinée supérieure à celle du Québec. Il ne faut pas oublier qu’au Québec, notre TVQ taxe la portion de la TPS déjà appliquée sur la facture. Le gouvernement du Québec n’en manque pas une…

Je trouve excessivement dommage que ce sujet ne soit pas abordé davantage dans la présente campagne électorale. Les politiciens préfèrent se concentrer sur les dépenses additionnelles qu’ils peuvent provoquer pour s’attirer des votes plutôt que de s’attaquer aux façons d’en demander moins aux contribuables. Le pire, c’est qu’un éventuel gouvernement minoritaire provoquera sans aucun doute des dépenses encore plus grandes pour acheter la paix quelques mois…

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