Petit vidéo que je dédie à mes amis étudiants en grève (H/T: La vitre cassée):
En passant… Les syndicats de profs ont été scandalisés de la demande du ministère de l’Éducation leur enjoignant de continuer à donner leurs cours durant la grève étudiante.
Aux dernières nouvelles, ce sont les étudiants qui font la grève, pas les profs. En ce qui me concerne, si un prof refuse de donner son cours, on devrait lui couper son salaire. Pourquoi payer un prof à ne rien faire alors que son travail consiste à enseigner ? C’est l’étudiant qui est en grève, pas le prof.
Et les étudiants qui décideraient de ne pas se rendre à leurs cours devront faire face aux conséquences de leur choix. Quand un travailleur fait la grève, il est privé de son salaire. Un étudiant qui fait la grève devrait faire face au même dilemme, s’il refuse de se présenter aux cours qui devraient être normalement donnés par les profs, alors il se verra privé de son savoir et devra composer avec un échec scolaire.
Si les étudiants veulent vraiment faire la grève, alors qu’ils assument leur choix jusqu’au bout.
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Réponse courte:
Vous ne savez pas de quoi vous parlez.
Réponse longue:
Premièrement, il est faux de penser qu’en temps de grève les profs ne travailleront pas. Je ne sais pas d’où il tire ses conclusions, mais si un prof ne se présente pas au travail sans fournir de justification suffisante, il n’est pas payé. En temps de grève étudiante, les profs sont dans la bâtisse et ils travaillent (que quelqu’un ici ose me dire que ma semaine de travail ne consiste qu’à donner 15 heures de cours pour voir…
). On est loadé de corrections, de réunions, de préparations, de recherches, etc.
Deuxièmement, une grève a lieu quand la majorité présente à l’assemblée générale de grève donne un mandat de grève aux représentants étudiants. Les profs respectent généralement le souhait de la majorité. Ils ne donnent pas de cours, mais cela n’implique pas qu’ils ne travaillent pas. Qu’on ne vienne pas dire que c’est la minorité qui choisit pour la majorité. Les absents n’ont qu’à se déplacer et à voter un point c’est tout. Au Collège où je travail, les techniques se sont mobilisées, participent aux discussions et essaient de s’entendre avec l’Asso qui a obtenu un mandat contre la hausse l’an dernier. Le vote sera représentatif de la majorité que ce soit les “pours” ou les “contre” qui obtiennent gain de cause et les profs respecteront le souhait de l’assemblée des membres cotisants. Si la majorité vote pour une grève, alors je ne donne pas de cours pour la raison suivante: je deviendrais un scab. Or, au Québec, et c’est ma troisième raison, il y a une loi anti-scabs. Dans les faits, ce qui a indigné les profs, c’est que la Ministre nous demandent en quelque sorte d’enfreindre la loi.
Désolé mon ami mais il est implicite que le professeur dans sa charge de travail doit donner son cours. S’il ne le donne pas, il ne fait pas son travail.
Je ne peux pas arriver a mon travail de vendeur de soulier et dire a mon patron que préfère exécuter d’autres tâches dans le backstore comme faire mes devoirs.
C’est pas tout a fait comme ça que ça marche mon ami:-)
Nice try
@Fred: Je ne suis pas pour la hausse des frais de scolarité, mais je suis contre la grève. Les étudiants désirant étudier devraient pouvoir le faire. La loi anti briseurs de grève ne s’applique pas aux étudiants. Si tel était le cas, le gouvernement Charest aurait aussi le loisir de mettre les étudiants en lock-out. On ne parle pas d’un emploi ici, mais bien d’études. Selon moi, il est irresponsable de gaspiller l’argent de la société québécoise en refusant d’exécuter une tâche pour laquelle on est payé. Même si un seul étudiant d’un groupe ou d’un programme désire continuer de progresser pendant que les autres brandissent des pancartes, il devrait pouvoir avoir accès aux ressources auxquelles il aurait habituellement droit. À ce que je sache, le salaire de l’enseignant est pris à même la contribution de l’étudiant et les diverses formes d’imposition aux particuliers.