Canada : Justin Trudeau doit choisir son camp: l’ultra-droite islamiste ou les musulmans progressistes (Tarek Fatah)

by Poste de Veille

Justin Trudeau, candidat à la direction du Parti libéral du Canada, sera le conférencier d'honneur d'un rassemblement islamiste à Toronto le 22 décembre. Le Muslim Canadien Congress, un groupe de musulmans progressistes, l'a invité à se dissocier de cet évènement organisé par les Frères musulmans, une organisation aux tentacules mondiales dont l'idéologie a été comparée, dans un reportage de la télévision publique allemande, au communisme ou à l'expanionnisme nazi.

Justin Trudeau a décidé de maintenir sa participation à la conférence. Tarek Fatah l'nvite à choisir son camp.

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Malgré les protestations du Muslim Canadian Congress et de B'nai Brith, il semble Justin Trudeau prendra la parole lors du rassemblement islamiste à Toronto samedi et qui mettra en vedette les têtes d’affiche des partisans des Frères musulmans et des conférenciers pro-Hamas de partout dans le monde.

Comme je l’écrivais la semaine dernière, la conférence de Toronto était commanditée par IRFAN-Canada, un organisme qui, selon l’Agence du revenu du Canada, «fait partie intégrante d’un effort international de collecte de fonds pour le Hamas», et a «maintenu des partenariats» avec des organisations directement reliées au Hamas.

Face à la controverse,  les hôtes pro-Hamas de Trudeau ont trouvé la solution parfaite : ils ont simplement effacé les preuves. Avec un clic de souris, le mot «IRFAN-Canada» a disparu de leur site Web. Effacer les faits est une tactique bien connue des régimes autoritaires. Ceux qui dirigent Trudeau en coulisse doivent être satisfaits de la gestion astucieuse de la controverse par IRFAN-Canada.

CAIR-Can a toutefois réservé ses critiques les plus dures pour le blogue québécois Point de Bascule qui expose les activités des islamistes au Canada. CAIR-Can reproche à Point de bascule ses «préjugés islamophobes». CAIR-Can les accuse de «cibler les musulmans en recourant à la désinformation pour semer la peur et la suspicion». Encore une fois : c’est faux. Point de Bascule a organisé deux conférences à Montréal avec des orateurs musulmans.

Oh mais pas si vite ! IRFAN sort, CAIR entre !

Avant la disparition d’IRFAN-Canada,  une autre organisation islamiste au bilan douteux est entrée en scène, accusant les détracteurs de la conférence d’être « anti-musulmans ». Le CAIR pro-Hamas a des succursales partout en Amérique du Nord.  Sa division canadienne CAIR-CAN s’est portée à la défense de la conférence et a accusé les critiques de la commandite d’IRFAN-Canada d’offrir «encore un autre exemple de vitriol islamophobe visant à marginaliser et dénigrer les musulmans ».

L’intimidation de CAIR-Can ne s’est pas arrêtée là. Dans une lettre adressée mardi au député Marc Garneau, un autre candidat à la chefferie du Parti libéral du Canada, qui a refusé de participer au rassemblement islamiste aux côtés de Trudeau, CAIR l’accuse de «dépeindre les Canadiens musulmans comme anti-Canadiens ». CAIR-Can affirme que les propos de Garneau contribuent à la «destruction du tissu social du Canada ». Leur langage hyperbolique accuse Garneau de préjugés envers « près d’un million d’autres (musulmans) canadiens ». Les islamistes ont attaqué Garneau mais leurs prétentions sont erronées. CAIR-Can présente faussement tous les musulmans canadiens comme un troupeau de moutons dépourvus de toute pensée autonome. 

CAIR-Can a toutefois réservé ses critiques les plus dures pour le blogue québécois Point de Bascule qui expose les activités des islamistes au Canada. CAIR-Can reproche à Point de bascule d'entretenir des «préjugés islamophobes». CAIR-Can les accuse de «cibler les musulmans en recourant à la désinformation pour semer la peur et la suspicion». Encore une fois : c’est faux. Point de Bascule a organisé deux conférences à Montréal avec des orateurs musulmans.

Certains d’entre nous, musulmans, avons l’habitude d’être qualifiés d’anti-musulmans. Accuser un musulman d’apostasie est l’ultime insulte et tactique d’intimidation. Beaucoup de musulmans ont été tués par des islamistes radicaux sur la base de ces fausses allégations. Le fait qu’un candidat à la direction du Parti libéral du Canada, qui aspire à devenir Premier ministre du Canada, soit prêt à donner son aval à ces accusations voilées d’apostasie est particulièrement troublant.

À titre d’exemple : deux musulmans incarcérés en Arabie saoudite et beaucoup d’autres en Iran font face à la peine de mort pour avoir tout simplement remis en cause l’autorité des religieux. Trudeau dénoncera-t-il ces tentatives des islamistes de réduire les musulmans au silence ?

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Raef Badawi et Hamza Kashgari

Est-ce que Trudeau le libéral demandera la libération immédiate de Raef Badawi, du «Réseau saoudien des progressistes», qui pourrit en prison et risque la peine de mort parce qu’il est un musulman anti-islamiste ? Ou encore du blogueur saoudien Hamza Kashgari qui risque la potence pour des accusations similaires?

Le 22 décembre, Trudeau devra faire un choix. Il peut choisir notre camp, celui des musulmans progressistes, ou celui des islamistes d’extrême-droite qui, dans le monde musulman et en Occident, nous condamnent pour être des apostats.

Source : Trudeau has a choice, par Tarek Fatah, Toronto Sun, 18 décembre 2012. Traduction par Poste de veille

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Michael Stefanopoulos December 19, 2012 at 10:34 pm

Regardons bien ce qui fait M. Trudeau. À l’époque son père avait reussi de trouver quelque chose du bon même en Leonid Brezhnev et U.R.S.S. Maintenant Justin à son tour va confronter les frères musulmanes. Pas pire. Il me semble ça sera pour le jeune politicien la vraie “thin line”.
The balancing act how to be pro-democracy, highly progressive and “inclusive” at the same time continues. The show must go on.

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