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	<title>République de Bananes &#187; Québécois Libre</title>
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		<title>Le fil de discussion libre de février</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 11:29:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
				<category><![CDATA[En Manchette]]></category>
		<category><![CDATA[Québécois Libre]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez une courte analyse libertarienne à proposer sur un sujet d'actualité? Une information à transmettre à l'ensemble des lecteurs? Une question à poser à un collaborateur du QL ou à un autre intervenant sur le blogue? Un commentaire quelconque...]]></description>
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<div><p><a href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef01676179f00e970b-pi" style="float: right;"><img alt="Fleches4" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef01676179f00e970b" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef01676179f00e970b-800wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Fleches4"></a>Vous avez une courte analyse libertarienne à proposer sur un sujet d&#039;actualité? Une information à transmettre à l&#039;ensemble des lecteurs? Une question à poser à un collaborateur du <em>QL </em>ou à un autre intervenant sur le blogue? Un commentaire quelconque à soumettre qui ne cadre pas dans les fils de discussion des autres billets? Ce fil de discussion libre est l&#039;endroit pour le faire. <br><br>Notez bien que les interventions doivent avoir une pertinence d&#039;un point de vue libertarien québécois et que les commentaires qui n&#039;ont vraiment rien à voir de même que les échanges purement personnels seront effacés. Dans ce fil comme dans les autres, il faut toujours garder à l&#039;esprit qu&#039;on ne s&#039;adresse pas uniquement à un interlocuteur, mais aux milliers de visiteurs qui nous liront demain ou dans cinq ans.</p></div>
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		<title>Le Devoir de philo : Milton Friedman et la crise économique</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 21:05:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Crise économique]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans sa rubrique «Le Devoir de philo», le quotidien Le Devoir publie aujourd'hui mon article sur ce que Milton Friedman aurait pensé des plans de relance de type keynésien qui ont été mis en oeuvre un peu partout depuis trois...]]></description>
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<div><p><a href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef016760e5c6d3970b-pi" style="float: right;"><img alt="M2 Friedman Le Devoir 2012" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef016760e5c6d3970b" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef016760e5c6d3970b-250wi" style="width: 222px; margin: 0px 0px 5px 5px;" title="M2 Friedman Le Devoir 2012"></a>Dans sa rubrique «Le Devoir de philo», le quotidien <em>Le Devoir </em><a href="http://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo/340744/le-devoir-de-philo-milton-friedman-aurait-il-eu-les-bons-reflexes-face-a-la-crise-economique"  title="Le Devoir">publie aujourd&#039;hui mon article</a> sur ce que Milton Friedman aurait pensé des plans de relance de type keynésien qui ont été mis en oeuvre un peu partout depuis trois ans. Friedman s&#039;opposait clairement aux programmes de dépenses budgétaires mais aurait sans doute appuyé, avec les keynésiens, les programmes de création monétaire des banques centrales. L&#039;article se conclut sur la position critique envers Friedman des économistes de l&#039;École autrichienne.</p>
<p>Milton Friedman aurait eu 100 ans cette année. À cette occasion, l&#039;Institut économique de Montréal publiait il y a quelques jours un <a href="http://www.iedm.org/fr/37231-milton-friedman-un-economiste-qui-a-change-le-monde"  title="Milton Friedman">livret</a> intitulé <em>Milton Friedman : un économiste qui a changé le monde </em>(que je tiens dans mes mains dans la photo ci-contre publiée dans le journal). Il s&#039;agit d&#039;une traduction partielle d&#039;un livre sur l&#039;oeuvre de Friedman rédigé par l&#039;auteur britannique Eamonn Butler.</p>
<p>MM</p>
<p>**********</p>
<h2><span style="font-size: 15pt;">Le Devoir de philo - Milton Friedman aurait-il eu les bons réflexes face à la crise économique ?</span></h2>
<p><em>Deux fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés de philosophie, d&#039;histoire et d&#039;histoire des idées le défi de décrypter une question d&#039;actualité à partir des thèses d&#039;un penseur marquant.</em></p>
<p> </p>
<p>par Martin Masse</p>
<p>Les répercussions de la crise financière commencée en 2007 continuent de se faire sentir. Aux États-Unis et en Europe, la crise a entraîné le retour en force d&#039;une théorie, le keynésianisme, qui semblait discréditée depuis les années 1970. L&#039;un des principaux opposants à la conception étatiste et interventionniste de l&#039;économie défendue par John Maynard Keynes, Milton Friedman, mort en 2006, aurait eu 100 ans cette année. Friedman était un farouche partisan du libre marché et il est considéré comme l&#039;un des économistes les plus influents du dernier siècle.<br> <br>Que penserait Friedman des politiques keynésiennes de relance adoptées presque partout à partir de 2008, à savoir les programmes de dépenses des gouvernements et les mesures de création monétaire des banques centrales? Y aurait-il été systématiquement opposé? La réponse n&#039;est pas aussi évidente qu&#039;on pourrait le croire. <br><br><strong><a href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0168e5e6d8ee970c-pi" style="float: left;"><img alt="Mfriedman" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef0168e5e6d8ee970c" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0168e5e6d8ee970c-150wi" style="width: 150px; margin: 0px 5px 5px 0px;" title="Mfriedman"></a>La logique des plans de relance</strong><br> <br>Pour les keynésiens, le capitalisme est un système économique foncièrement instable qui se retrouve inévitablement en crise à intervalles réguliers. <br><br>Il suffit d&#039;un choc imprévu pour bouleverser le comportement des acteurs et faire dérailler la croissance économique. Les investisseurs, mus non pas par une évaluation rationnelle des risques et des opportunités mais par un «esprit animal», passent soudainement d&#039;un optimisme aveugle à un pessimisme tout aussi arbitraire. <br><br>Ce changement d&#039;attitude entraîne un ralentissement de la production, une hausse du chômage et une diminution du revenu des ménages. Les consommateurs perdent confiance à leur tour, épargnent davantage et achètent moins, ce qui fait baisser d&#039;autant la production.<br> <br>L&#039;économie capitaliste ne possédant pas, selon Keynes, de mécanisme pour s&#039;auto-équilibrer, cette spirale peut se poursuivre sans fin, jusqu&#039;à l&#039;effondrement total de l&#039;économie. Seul l&#039;État, qui a les moyens de se substituer aux acteurs privés en soutenant la demande globale, peut renverser la situation.<br> <br>En dépensant sur divers programmes et travaux publics, l&#039;État remet en marche les facteurs de production inutilisés. Par ailleurs, en abaissant les taux d&#039;intérêt et en augmentant la quantité de monnaie en circulation, la Banque centrale incite les consommateurs à dépenser et les entreprises à investir. Pour Keynes, l&#039;endettement et l&#039;inflation qui pourraient résulter de ces politiques ne sont pas des menaces préoccupantes.<br> </p>

En ce qui a trait au premier volet des plans de relance, Friedman considérait comme non fondée l&#039;idée que les dépenses publiques puissent accroître la demande globale et stimuler l&#039;économie, une présomption qui se concentre uniquement sur une partie de l&#039;équation. <br><br>Il est facile de comprendre que, si le gouvernement augmente les impôts pour dépenser davantage, les dépenses publiques accrues seront contrebalancées par des dépenses privées moindres. <br><br>Même lorsque le gouvernement emprunte les fonds, ceux qui les prêtent devront réduire leurs propres dépenses ou prêter moins à d&#039;autres acteurs privés. «Tout ce qui arrive est que les dépenses de l&#039;État augmentent et les dépenses privées diminuent», écrit-il dans <em>Capitalisme et liberté</em>, publié en 1962.<br> <br>Pour Friedman, cette propension à hausser les dépenses et à multiplier les programmes en période de récession illustre surtout la domination des courants intellectuels et politiques étatistes et n&#039;a servi qu&#039;à alimenter la croissance de l&#039;État tout au long du XXe siècle. La plupart des programmes prétendument créés pour stabiliser l&#039;économie pendant le New Deal et les récessions subséquentes ont d&#039;ailleurs été maintenus par la suite et les gouvernements ont continué d&#039;accuser des déficits même en période de croissance économique.<br> <br>Friedman n&#039;aurait pas du tout été surpris de constater les résultats mitigés des plans de relance budgétaire mis en oeuvre depuis 2008, ni les crises de finances publiques provoquées par l&#039;endettement massif qu&#039;on observe aujourd&#039;hui aux États-Unis et en Europe.<br> <br>La principale contribution de Milton Friedman à l&#039;analyse des cycles économiques est contenue dans sa monumentale <em>Histoire monétaire des États-Unis - 1867-1960</em>, publiée en 1963 en collaboration avec Anna Schwartz. <br><br>C&#039;est dans cet ouvrage qu&#039;il établit les bases de sa théorie monétariste. Celle-ci remplacera le keynésianisme en tant qu&#039;orthodoxie monétaire à partir de la fin des années 1970, quand Paul Volker sera nommé président de la Réserve fédérale. Volker freinera la création monétaire et augmentera de façon draconienne les taux d&#039;intérêt pour mettre un terme à l&#039;inflation galopante des années précédentes, au prix de la récession de 1980-1982.<br> <br>On a surtout retenu des théories monétaires de Friedman son opposition à une hausse trop rapide des prix. À l&#039;encontre des keynésiens qui l&#039;expliquaient de manière très différente, et en accord avec les économistes classiques, Friedman soutenait qu&#039;elle était inévitablement provoquée par une politique monétaire trop expansionniste. <br><br>Selon sa célèbre phrase: «L&#039;inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu&#039;elle est et qu&#039;elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production.»<br> <br>Le monétarisme offre également une explication des causes de la Grande Dépression. Selon Friedman et Schwartz, si la crise a duré si longtemps, ce n&#039;est pas à cause de l&#039;instabilité inhérente à l&#039;économie de marché, mais plutôt de l&#039;ineptie de la Fed. <br><br>Selon eux, durant les années 1930, la Fed n&#039;a rien fait pour empêcher — et a même parfois délibérément provoqué — une réduction importante de la masse monétaire. <br><br>Cette politique a entraîné la faillite de milliers de banques et une chute du revenu national et a tué dans l&#039;oeuf tout mouvement de reprise économique.<br> <br>À première vue, le monétarisme se présente donc comme une théorie qui critique l&#039;action étatique — les banques centrales étant des monopoles sur la création et la gestion de la monnaie établis par les gouvernements — et qui défend le libre marché.<br> <br>Paradoxalement, cette explication fait toutefois de Friedman un allié de Keynes sur le plan de la politique monétaire, le deuxième volet des plans de relance. Quoique leurs évaluations des dangers de l&#039;inflation divergent considérablement, keynésiens et monétaristes s&#039;entendent en effet sur un point crucial: la banque centrale doit, selon le jargon financier, «injecter des liquidités» dans l&#039;économie en période de crise. C&#039;est-à-dire qu&#039;elle doit créer artificiellement de la monnaie de façon à soutenir l&#039;activité économique, à protéger les banques de la faillite et à éviter qu&#039;un réajustement temporaire se transforme en récession ou en dépression prolongée.<br> <br>C&#039;est cette politique que le successeur de Volker, Alan Greenspan, mettra en oeuvre pendant les 19 années qu&#039;il passera à la tête de la Fed. Chaque fois que l&#039;économie américaine montrait des signes de ralentissement ou que survenait une crise quelconque (krach boursier de 1987, faillite des Savings and Loans, crise mexicaine, crise asiatique, bogue de l&#039;an 2000, attaques du 11 septembre 2001, effondrement de la bulle technologique, etc.), Greenspan appuyait sur l&#039;accélérateur monétaire. Partisan déclaré du libre marché, il s&#039;inspirait non pas de Keynes, mais de Friedman.<br> <br>Lors d&#039;une conférence à l&#039;occasion du 90e anniversaire de naissance de Friedman en 2002, l&#039;actuel président de la Fed, Ben Bernanke, endossait lui aussi l&#039;analyse de Friedman et Schwartz: «Je voudrais dire à Milton et à Anna: à propos de la Grande Dépression, vous aviez raison, c&#039;était nous les responsables. Nous sommes vraiment désolés. Mais grâce à vous, nous ne recommencerons pas.»<br> <br>Depuis 2007, Bernanke a mis en oeuvre, sans surprise, une série de programmes d&#039;«assouplissement monétaire», autre euphémisme pour désigner la création d&#039;argent à partir de rien. <a href="http://reason.com/archives/2009/09/01/friedman-economics"  title="Reason magazine">Selon le journaliste américain Penn Bullock</a>, tout laisse croire que Friedman aurait approuvé ces mesures: «Bien qu&#039;il soit vrai que le gouvernement Obama mène une politique de relance fiscale de type keynésien, la Réserve fédérale sous Bernanke a consciemment mis en pratique la leçon de Friedman et Schwartz» sur la nécessité d&#039;accroître la masse monétaire.<br> <br>C&#039;est d&#039;ailleurs la même politique d&#039;assouplissement quantitatif que Friedman avait suggérée de son vivant au gouvernement japonais, lui-même confronté à une crise économique à la suite de l&#039;éclatement d&#039;une bulle immobilière à partir de 1990: «La voie la plus sûre vers une saine reprise économique est d&#039;augmenter le taux de croissance monétaire», écrivait-il en 1997.<br> <br><strong>La critique autrichienne</strong><br> <br>Plus de trois ans après le début de la crise, rien ne semble indiquer que les plans de relance, budgétaire ou monétaire, aient réussi à remettre l&#039;économie sur la voie d&#039;une reprise durable.<br> <br>Pour des keynésiens comme Paul Krugman, c&#039;est une preuve qu&#039;ils n&#039;ont pas été assez ambitieux. Les monétaristes inspirés de Friedman sont, quant à eux, sur la défensive. C&#039;est une autre théorie beaucoup plus intransigeante envers l&#039;interventionnisme étatique qui gagne en influence, celle de l&#039;École autrichienne d&#039;économie, représentée notamment par les économistes Friedrich A. Hayek et Ludwig von Mises.<br> <br>Pour les tenants de l&#039;École autrichienne (qui, malgré leur nom, se retrouvent aujourd&#039;hui un peu partout dans le monde), partisans du retour à l&#039;étalon-or et d&#039;une dénationalisation de la monnaie, c&#039;est l&#039;existence même de la monnaie fiduciaire qui est la source du problème. La création monétaire à partir de rien est une fraude perpétrée par l&#039;État envers les détenteurs de monnaie, qui entraîne de surcroît une mauvaise affectation des ressources et mène nécessairement à des récessions.<br> <br>On ne peut pas, comme le préconise Friedman, régler le problème en ayant recours à ce qui l&#039;a causé en premier lieu. En venant à la rescousse des marchés chaque fois qu&#039;un ralentissement pointait, Greenspan n&#039;a fait que reporter la crise à plus tard et l&#039;aggraver. Ainsi, du point de vue autrichien, les monétaristes sont en fin de compte tout autant responsables de la crise, et de son prolongement, que le sont les keynésiens.<br> <br>La figure la plus connue du courant de pensée autrichien est sans aucun doute Ron Paul, représentant au Congrès et actuel candidat à l&#039;investiture du Parti républicain pour l&#039;élection présidentielle. Auteur d&#039;un essai intitulé <em>End the Fed</em> («Abolissons la Fed»), il avait mis les Américains en garde contre la politique monétaire trop expansionniste et contre un krach éventuel des années avant que celui-ci ne survienne, comme d&#039;autres commentateurs inspirés par l&#039;École autrichienne.<br> <br>Selon Ron Paul, «Friedman est très, très libertarien — sauf sur les questions monétaires». Presque toute l&#039;oeuvre de Friedman visait en effet à défendre la liberté individuelle et le libre marché. Il aurait sans aucun doute dénoncé les plans de relance budgétaire d&#039;inspiration keynésienne mis en oeuvre depuis trois ans. <br><br>Toutefois, si l&#039;on se fie à son enseignement, il se serait rangé du côté des keynésiens en faveur des plans de relance monétaire. Peut-être la présente crise provoquera-t-elle, sur ce sujet, un changement de paradigme en faveur d&#039;une autre école de pensée...
<p><br>***<br> <br>Martin Masse - Vice-président au contenu à l&#039;Institut économique de Montréal et ancien conseiller politique du ministre fédéral de l&#039;Industrie Maxime Bernier</p></div>
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		<title>Privatisation des services: un faux débat?</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 11:25:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Jean-Philippe L. Risi Suite aux déficits cumulés de certains États-providence, la privatisation des services dits « essentiels » est un sujet de discussion qui revient de plus en plus. Pensons seulement à l'impact qu'aura le vieillissement de la population...]]></description>
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<div><p>par Jean-Philippe L. Risi<br><br><a href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef016760acf1d3970b-pi" style="float: right;"><img alt="Solutions12b" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef016760acf1d3970b" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef016760acf1d3970b-250wi" style="width: 250px; margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Solutions12b"></a>Suite aux déficits cumulés de certains États-providence, la privatisation des services dits « essentiels » est un sujet de discussion qui revient de plus en plus. Pensons seulement à l&#039;impact qu&#039;aura le vieillissement de la population sur les dépenses en santé: même avec beaucoup d&#039;imagination, on conçoit assez mal que la multiplication des soins gratuits aux aînés sera économiquement positive et qu&#039;elle pourra nous aider à combler les manques à gagner des gouvernements.<br><br>Comme d&#039;habitude, les divers spécialistes en <em>buzzwords</em> nous mettent en garde contre cette montée du néo-néo-libéralisme qui sévit depuis Reagan et Thatcher: puisque l&#039;État en fait moins, on se dirige forcément vers un libre marché qui minera nos institutions sociales et notre habileté à mettre l&#039;humain au-dessus du <em>Grand Capital</em>. Qui plus est, plusieurs parmi les défenseurs d&#039;un État plus modeste se réjouissent du fait que les récentes contraintes économiques forcent finalement les gouvernements à être fiscalement responsables.<br><br>Or, les deux camps font preuve de simplisme en présumant que les élus vont se mettre à réfléchir en termes de philosophie économique. En effet, le paradigme dominant des démocraties occidentales n&#039;est pas « l&#039;État <em>versus</em> les marchés », mais bien le clientélisme électoral, et ce, dans le but de se faire réélire. Dans le contexte actuel, l&#039;objectif sera donc de continuer à faire plaisir aux divers lobbys tout en coupant dans ce qui coûte trop cher. On serait donc naïf de penser que la résultante sera nécessairement un libre marché compétitif (ou même un programme gouvernemental sensé) dont l’utilité sociale sera optimale.<br><strong></strong></p>

<strong>Éducation</strong><br><br>Prenons par exemple la gestion de l&#039;éducation. Généralement, la « droite » aime bien parler d&#039;évaluation des enseignants, de confrontation avec les syndicats où même de compétition entre les écoles via un système de bons, question de gérer le système comme<em> </em>des entreprises. Mais est-ce que la réalisation (improbable) de ces trois événements implique une logique de marché? Pas nécessairement. Quand bien même que toutes les écoles deviendraient « privées », un <em>cursus</em> scolaire et un style pédagogique imposés à tous rendraient le choix de l&#039;établissement complètement sans conséquence.<br><br>Une étude de l&#039;OCDE va par ailleurs dans ce sens. « <a href="http://www.oecd.org/newsearch/0,3766,fr_2649_201185_1_1_1_1_1,00.html?q=Pisa+%C3%A0+la+loupe&amp;sa=Search&amp;cx=012432601748511391518:xzeadub0b0a&amp;cof=FORID:11&amp;ie=UTF-8">PISA à la loupe</a> <a href="http://www.oecd.org/newsearch/0,3766,fr_2649_201185_1_1_1_1_1,00.html?q=Pisa+%C3%A0+la+loupe&amp;sa=Search&amp;cx=012432601748511391518:xzeadub0b0a&amp;cof=FORID:11&amp;ie=UTF-8"></a>» analyse les résultats des différents scores PISA en fonction de trois facteurs, soit l&#039;autonomie des écoles dans le choix des programmes, dans leur gestion des ressources humaines (en pouvant embaucher et renvoyer des professeurs, par exemple) et financières, et finalement en relation avec l&#039;affichage des résultats des établissements.<br><br>Or, les conclusions sont claires: il existe une relation positive entre le degré d&#039;autonomie pédagogique et les résultats PISA. L&#039;autonomie en gestion et la publication des résultats auraient des effets mitigés, puisque certaines écoles s&#039;améliorent et d&#039;autre non, n’affectant pas ainsi la moyenne nationale. Par contre, ces dernières facettes aideraient à catalyser les effets positifs de la première, les pays accordant plus d&#039;autonomie administrative et pédagogique atteignant de très bons résultats. Autrement dit, un financement privé n’apporte rien de plus si le produit final est toujours le même machin bureaucratique préfabriqué.<br><br>Mais qu&#039;en est-il du Québec dans ce domaine? Si vous pensez que l&#039;apprentissage de l&#039;anglais devrait commencer tôt, vous êtes une menace pour la survie du français. Si vous voulez prendre en charge l&#039;éducation morale de votre enfant, vous risquez d&#039;entrer en conflit avec le matériel du cours d&#039;ECR dont les fondements sont relativistes. Si vous pensez que la récente crise financière rend essentiel un apprentissage économique afin de bien savoir gérer ses avoirs, vous risquez d&#039;être déçu. Vous n&#039;êtes pas d&#039;accord avec l&#039;approche constructiviste préconisée par le gouvernement et pensez qu&#039;une vision plus conservatrice est préférable pour votre enfant? Eh bien... vous êtes nécessairement un inculte. Dans tous les cas, vous ne pouvez pas faire grand-chose: les fonctionnaires du ministère sont omniscients et optimisent l&#039;éducation nationale en fonction des exigences du monde de demain.<br><br><strong>Santé</strong><br><br>On peut faire un raisonnement similaire en santé: de quelle « privatisation » parlons-nous exactement?  Un système à deux vitesses pourrait sans doute contribuer à diminuer les temps d&#039;attentes (qui sont une forme de coût) en permettant aux mieux nantis d&#039;aller chercher au privé ce qui est trop lent au public, mais qu&#039;en est-il du fort contrôle de l&#039;offre? <br><br>De façon générale, les médecins en Amérique du Nord sont des travailleurs autonomes regroupés sous un organisme professionnel (le Collège des médecins au Québec) dont le modèle de fonctionnement est similaire à celui d&#039;un cartel. En effet, les prix des divers actes médicaux sont fixés à l&#039;avance entre la RAMQ et des associations représentant les médecins (différentes selon qu&#039;il s’agit d&#039;omnipraticiens ou de spécialistes). Il existe des barrières à l’entrée très importantes (dès l’admission à l’université) et les diverses associations médicales ont une forte tendance à se confronter pour obtenir des monopoles sur certains actes.<br><br>Et, évidemment, ces organisateurs sociaux font de petites erreurs... Par exemple, le 12 décembre dernier, <a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201112/12/01-4477189-fecondation-in-vitro-les-tarifs-des-medecins-revus-a-la-baisse.php" >on apprenait</a> que les tarifs versés aux médecins spécialistes dans le domaine de la procréation assistée serait non plus 7 100 $ par cycle, mais bien 4 600 $. En effet, l&#039;ancien taux négocié entre la RAMQ et la Fédération des médecins spécialistes du Québec était « démesuré par rapport au coût réel » de l&#039;activité. Quand on sait que ce genre d&#039;intervention se fait très rapidement et à répétition, on comprend que c&#039;est une activité assez lucrative... Mais il ne faut pas s’en faire; les travailleurs publics ont toute l&#039;information qu&#039;il faut pour trouver les prix optimaux, et les médecins sont des êtres immunisés contre l&#039;attrait de l&#039;argent, tare plutôt associable à l&#039;<em>Homo Economicus </em>commun.<br><br>Bref, quand on observe le système de santé de plus près, on pourrait très bien se demander en quoi permettre l’assurance (ou la pratique) privée le transformerait en marché cohérent?<br><strong><br>L&#039;aristocratisation tranquille<br><br></strong>On peut décrire l&#039;État-providence comme un ensemble d&#039;assurances mutuelles permettant aux citoyens de ne pas être individuellement responsables de décisions prises à l&#039;âge adulte ‒ c&#039;est généralement pourquoi on le surnomme le « Nanny State » en anglais. Mais est-ce vraiment la facette la plus dérangeante? Pas nécessairement. Il est même fort probable que la « montée de la droite » au Québec serait inexistante si l&#039;État ne se chargeait que du filet social pour les plus démunis. Et la question reste: les récentes turbulences économiques poussant plusieurs systèmes à bout, qu&#039;arrivera-t-il quand le manque d&#039;argent forcera Robin des Bois à vendre son costume?<br><br>Le Québec, comme plusieurs autres nations, risque d&#039;y découvrir Vito Corleone (ou Silvio Berlusconi), c&#039;est-à-dire un homme qui utilise la coercition pour accorder des privilèges à des groupes d’intérêts, et ce, en modifiant un système de droit civilisé pour rendre ses magouilles légales. D&#039;un point de vue libertarien, ce visage de l&#039;État québécois est beaucoup plus laid que celui de « l&#039;État assureur ». <br><br>Les systèmes économiques reposant sur un équilibre de devoirs et de privilèges en fonction de l&#039;appartenance à une classe sociale (artiste, politicien, médecin...) sont des inventions qui datent du Moyen-âge, et qui auraient dû y rester. Qui plus est, les règles qui en découlent souffrent d’une obsolescence planifiée à faire peur, rendant les structures ingérables sur le long terme. Ces dernières vont non seulement rendre la société moins flexible et moins productive, mais vont directement miner la conception d’un Québec où la responsabilité individuelle et la non-agression sont sources de droit.<br><br>La privatisation des services est sans doute souhaitable à long terme, mais ce n’est pas la pierre angulaire sur laquelle repose la déconstruction de notre collectivité de corporations. Avec le temps, on peut espérer que cette vision socioculturelle libertarienne d’une société antiaristocratique comblera le vide traditionnellement occupé par la droite morale dans le spectre politique.<br><br>* Jean-Philippe L. Risi habite Québec où il est étudiant à l&#039;Université Laval.</div>
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		<title>Le fil de discussion libre de janvier</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 11:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous avez une courte analyse libertarienne à proposer sur un sujet d'actualité? Une information à transmettre à l'ensemble des lecteurs? Une question à poser à un collaborateur du QL ou à un autre intervenant sur le blogue? Un commentaire quelconque...]]></description>
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<div><p><a href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0162fec63791970d-pi" style="float: right;"><img alt="Fleches5" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef0162fec63791970d" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0162fec63791970d-800wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Fleches5"></a>Vous avez une courte analyse libertarienne à proposer sur un sujet d&#039;actualité? Une information à transmettre à l&#039;ensemble des lecteurs? Une question à poser à un collaborateur du <em>QL </em>ou à un autre intervenant sur le blogue? Un commentaire quelconque à soumettre qui ne cadre pas dans les fils de discussion des autres billets? Ce fil de discussion libre est l&#039;endroit pour le faire.</p>
<p>Notez bien que les interventions doivent avoir une pertinence d&#039;un point de vue libertarien québécois et que les commentaires qui n&#039;ont vraiment rien à voir de même que les échanges purement personnels seront effacés. Dans ce fil comme dans les autres, il faut toujours garder à l&#039;esprit qu&#039;on ne s&#039;adresse pas uniquement à un interlocuteur, mais aux milliers de visiteurs qui nous liront demain ou dans cinq ans.</p></div>
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		<title>Les libertariens de South Park</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 23:11:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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<div><p>par Jean-Philippe L. Risi*<br><br><em><a href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0154385afe35970c-pi" style="float: right;"><img alt="Southpark11b" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef0154385afe35970c" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0154385afe35970c-250wi" style="width: 250px; margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Southpark11b"></a>South Park</em>, la série télévisée fort connue de Matt Stone et Trey Parker, aura attiré beaucoup de controverses en 15 saisons. C&#039;est en effet depuis 1997 que les quatre enfants protagonistes de la petite ville de South Park au Colorado observent des situations dignes de Monty Python. Mais puisqu’il s’agit d&#039;un dessin animé, est-ce approprié pour un jeune public?<br><br>Pas vraiment, puisque l&#039;auditoire visée est évidemment adulte. Qui plus est, l&#039;avantage du médium est que les créateurs peuvent se permettre un certain niveau de vulgarité qui ne passerait pas avec une méthode plus traditionnelle. Les premières saisons présentent des scénarios assez surréalistes et vulgaires, quoiqu&#039;on remarque déjà que les figures d&#039;autorité sont d&#039;une stupidité effrayante. On y affiche également une grande quantité de stéréotypes qui ne servent qu&#039;à choquer les lobbys sociaux traditionnels ‒ pensons au chef de cafétéria de l&#039;école, qui est un homme noir chantant comme Barry White à toutes les deux minutes.<br><br>Peu à peu, on commence à y voir des critiques sociales très claires et dirigées. Lors de la quatrième saison, on y parodie ouvertement la notion de « crime haineux » lorsque des agents fédéraux traînent en justice l&#039;un des enfants qui a insulté un de ses camarades de classe de race noire. « La prochaine fois que tu intimides une personne à l&#039;école, assures-toi qu&#039;elle soit de la même couleur que toi », lui explique un juge après la délivrance d&#039;une sentence de deux ans dans un pénitencier juvénile.<br><br>De l&#039;éducation sexuelle à l&#039;école au traitement des mourants aux soins palliatifs, de l&#039;immigration illégale à l&#039;homosexualité en passant par la régulation du taux d&#039;urine dans les piscines publiques, un ensemble de sujets concernant la société civile et le gouvernement y sont abordés avec humour, vulgarité et désinvolture, d’autant plus que l&#039;ensemble des positions du spectre politique américain y sont sérieusement ridiculisées.
</p>
« We find just as many things to rip on the left as we do on the right. People on the far-left and the far-right are the same exact person to us », explique Trey Parker lors d&#039;une entrevue.<br><br>Les positions politiques des créateurs ont été remarquées assez rapidement aux États-Unis. Pour les connaisseurs, c&#039;est Andrew Sullivan (commentateur politique américain) qui, en 2001, utilisera l&#039;expression « South Park Republican » pour désigner une nouvelle génération de jeunes ayant des positions « de centre droite » en phase avec la série. En 2006, lors d&#039;une entrevue avec le magazine <em>Reason</em>, les deux créateurs ont affirmé que leurs positions étaient assez proches du libertarianisme après avoir indiqué leur dédain pour les étiquettes. Dans les faits, Matt Stone indique ne pas être sur les listes électorales et Trey Parker est enregistré comme membre du Parti libertarien des États-Unis.<br><br>Leurs créations ne s&#039;arrêtent pas à <em>South Park</em>. Le film <em>Team America: World Police </em>est probablement l&#039;une des meilleures illustrations du néoconservatisme américain et de la guerre au terrorisme. Sorti en 2004, le long-métrage réalisé avec des marionnettes qui rappelleront aux plus vieux <em>Les sentinelles de l&#039;air</em> critique sérieusement l&#039;interventionnisme militaire américain ainsi que la naïveté des artistes gauchistes utilisant leur popularité pour faire avancer des causes politiques. D’ailleurs, Sean Penn (qui est ridiculisé dans le film) a écrit une lettre publique pour dénoncer l&#039;oeuvre et l&#039;insouciance de ses créateurs, puisque cette dernière aurait eu le pouvoir de changer le cours des prochaines élections...<br><br>L&#039;épisode de la série <em>South Park</em> ayant causé le plus de controverse est sans doute le fameux « 200 », diffusé en avril 2010. Après le meurtre de Théo Van Gogh et l&#039;affaire des caricatures de Mohamed, personne n&#039;avait osé essayer de représenter le prophète; or, ledit épisode se termine en laissant entendre que l&#039;homme apparaîtra dans la suite de la semaine prochaine. Après des lettres de menace de mort, le studio responsable (Comedy Central) a pris la décision de censurer les créateurs.<br><br>Plusieurs ont eu la présence d&#039;esprit de critiquer l&#039;aplaventrisme de la firme. Céder aux menaces barbares n&#039;a pas choqué que les libertariens, mais plusieurs commentateurs d’actualité. Le plus ironique est que la censure aura finalement aidé à illustrer l&#039;argument qu&#039;on voulait défendre, le scénario de l&#039;épisode étant que des vedettes hollywoodiennes décident de kidnapper Mohamed afin de lui voler son « pouvoir » de ne pas être ridiculisé en public...<br><br>Les projets d&#039;avenir sont encore nombreux. Non seulement la série sera encore en production pour plusieurs saisons, mais la comédie musicale « The Book of Mormons » vient de sortir sur Broadway. Selon les critiques, cette dernière ridiculise le dogmatisme religieux tout en plaidant pour l&#039;importance de la foi. On ne peut que se réjouir de la popularité des deux créateurs. En effet, ces derniers sont probablement ceux qui ont le plus popularisé des positions libertariennes dans les débats concernant la société civile et l&#039;interventionnisme gouvernemental, et on ne peut que leur souhaiter du succès.<br><br>Et pour ceux qui en auraient l&#039;envie et le temps, voici une liste non exhaustive des épisodes ayant des tendances libertariennes évidentes:<br><br>          02-17 « Gnomes », un cours d&#039;économie 101 sur les grandes entreprises.<br>          04-03 « Car Man’s Silly Hate Crime 2000 », où Cartman commet un « crime haineux »<br>          05-07 « Proper Condom Use », où les enfants subissent une éducation sexuelle.<br>          06-14 « Death Camp of Tolerance », de l&#039;ingénierie sociale à son meilleur.<br>          07-04 « I&#039;m a Little Bit Country », la guerre en Irak à son meilleur.<br>          08-09 « Something Wal-Mart This Way Comes », qui se souvient des débats sur les Wal-Mart?<br>          09-04 « Best Friends Forever », sur la religion et le « débranchement » des individus dans le coma.<br>          10-06 « ManBearPig », qui a provoqué un boycott de l&#039;émission de la part des environnementalistes.<br>          13-03 « Margaritaville », au sujet de la crise financière de 2008.<br>          14-05 « 200 », qui aura entraîné des menaces de mort.<br><br>La série au complet est disponible sur <a href="http://xepisodes.com/south-park/">xepisodes.com/south-park</a>. Et comme par hasard, Matt Stone et Trey Parker ne sont pas en guerre contre le piratage!<br><br><strong>* Jean-Philippe L. Risi habite Québec où il est étudiant à l&#039;Université Laval.</strong></div>
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		<title>« Intimidés » du berceau au tombeau</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 23:07:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Gilles Guénette Marjorie s'est enlevée la vie le mois dernier. C'est arrivé le 28 novembre en Gaspésie. Selon sa mère, l'intimidation, qui prenait différentes formes, est la seule cause du suicide de sa fille, 15 ans. « Ma fille...]]></description>
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<div><p>par <a href="http://www.quebecoislibre.org/apguenette.htm" >Gilles Guénette<br></a><br><a href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef01675ed0d5be970b-pi" style="float: right;"><img alt="Bullying11b" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef01675ed0d5be970b" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef01675ed0d5be970b-250wi" style="width: 250px; margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Bullying11b"></a>Marjorie s&#039;est enlevée la vie le mois dernier. C&#039;est arrivé le 28 novembre en Gaspésie. Selon sa mère, l&#039;intimidation, qui prenait différentes formes, est la seule cause du suicide de sa fille, 15 ans. « Ma fille n&#039;était pas en peine d&#039;amour et ne prenait pas de drogue », <a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/201112/01/01-4473345-suicide-de-marjorie-raymond-lintimidation-seule-responsable.php" >affirme-t-elle</a>, agacée par les doutes que certains peuvent laisser planer afin d&#039;expliquer la mort de l&#039;adolescente. « Elle n&#039;en pouvait plus de supporter l&#039;intimidation dont elle était victime. Son mal de vivre, c&#039;était l&#039;école. » Ce suicide, même s&#039;il n&#039;est en fait qu&#039;une mort parmi tant d&#039;autres, a secoué le Québec.<br><br><strong>Un « problème de société »</strong><br><br>En 2008, 1 103 décès par suicide ont été enregistrés au Québec, parmi lesquels 842 hommes et 260 femmes. Ce nombre équivaut à un taux ajusté de 14,2 décès par 100 000 personnes. Bien que provisoire, ce nombre de décès est inférieur à ce qui a été observé en 1999, alors qu&#039;un sommet de 1 620 décès par suicide avaient été enregistrés. De ce millier de suicides, il y en aurait en moyenne une cinquantaine de commis par des adolescents, <a href="http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1046_Suicide2010.pdf" >selon les derniers chiffres</a> de l&#039;Institut national de santé publique du Québec. <br><br>Plus de 1000 suicides par année et on n&#039;en entend jamais parler dans les médias ‒ on dit qu&#039;on veut éviter de donner des idées aux dépressifs et désespérés. Mais le suicide de Marjorie, pour des raisons inexpliquées, a fait la manchette durant plusieurs semaines à travers la province. Tout le monde y est allé de sa réaction. La classe politique s&#039;est offusquée (Pauline a dit que ça lui avait tiré les larmes...), des intervenants ont dénoncé et demandé plus de fonds pour les écoles, d&#039;autres ont même réclamé une politique « nationale » pour contrer l&#039;intimidation.</p>

On a eu droit à des dizaines d&#039;articles et de chroniques dans les journaux (de l&#039;autre côté de l&#039;Atlantique, <em>Le nouvel Observateur</em> <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/vu-sur-le-web/20111202.OBS5888/marjorie-le-suicide-qui-traumatise-le-quebec.html" >s&#039;est même penché</a> sur le phénomène québécois...), de même que plusieurs reportages et des tribunes téléphoniques à la télé comme à la radio. Des marches pour dénoncer l&#039;intimidation ont été organisées un peu partout. Des pages Facebook ont été lancées. <br><br>Dans tout ce brouhaha, deux commentaires sont revenus plus souvent qu&#039;à leur tour. Le premier: l&#039;intimidation est un problème de société <em>qui nous concerne tous</em>. Le second: les écoles n&#039;ont pas suffisamment d&#039;argent ou de ressources pour combattre l&#039;intimidation. <br><br>Au sujet du premier commentaire, c&#039;est souvent la même chose ici: chaque problème est élevé au rang de problème « national ». Rien n&#039;est jamais assez simple pour que « le monde ordinaire », ceux qui sont directement touchés par la problématique, s&#039;en occupent. Pourtant, l&#039;intimidation n&#039;est pas un phénomène nouveau. Au risque de passer pour le mononcle fatiguant, dans mon temps, il y en avait de l&#039;intimidation! Et la plupart d&#039;entre nous avons été intimidés. <br><br>Comme je l&#039;ai déjà écris <a href="http://www.quebecoislibre.org/030201-4.htm">dans les pages du <em>QL</em></a>, j&#039;avais tout de la victime: j&#039;étais petit et gros ‒ le genre qu&#039;on adore bousculer dans les cases. Et on me bousculait dans les cases! Mais j&#039;ai survécu. Comme la presque totalité des jeunes qui sont victimes d&#039;intimidation survivent. Besoin d&#039;une politique « nationale »?!<br><br>Mais, on vous dira qu&#039;aujourd&#039;hui, c&#039;est pire. Tout est pire! On vit une époque extrême! Il y a la drogue, l&#039;immigration, les téléphones intelligents, les réseaux sociaux, aaahhh!!! Vous remarquerez que ceux qui tiennent ces propos sont souvent des gens d&#039;un certain âge (souvent ceux qui n&#039;ont jamais su programmer leur VHS et qui ont toujours été un peu dépassés par la technologie), ou des intervenantes sociales (qui ont intérêt à ce qu&#039;un climat de terreur règne en permanence...). <br><br>Mais les jeunes d&#039;aujourd&#039;hui qui sont nés une main sur la souris, l&#039;autre sur le clavier, sont-ils vraiment plus à plaindre que nous dans notre temps? Ont-ils une vie beaucoup plus difficile que la nôtre? Pas sûr.<br><br>Au sujet du manque de fonds, Richard Martineau a été l&#039;un des rares à ramener un peu de rationalité dans tout ce cirque. Dans une chronique, <a href="http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/chroniques/richardmartineau/archives/2011/12/20111201-090100.html" >il écrivait</a>: « Comment ça, plus d&#039;argent? Tu prends le p&#039;tit criss qui fait régner la terreur dans la cour d&#039;école, tu le fais venir dans ton bureau et tu lui dis: &quot;Si tu recommences, il va y avoir des conséquences graves!&quot; Ça ne prend pas plus d&#039;argent, ça. Ça prend du courage et de l&#039;autorité, deux traits de caractère qui ne coûtent pas une maudite cenne. »<br><br>Mais ça au Québec, et surtout dans nos écoles gérées par des fonctionnaires syndiqués, ça ne se fait pas. Si le directeur ou le professeur parle fort au jeune, son père ou sa mère monoparentale (ou le <em>chum </em>de sa mère monoparentale) débarque pour leur donner un char de bêtises. Résultat: le personnel enseignant s&#039;en lave les mains. De toute façon, ça ne fait pas partie de leur description de tâches.<br><br>Martineau est peut-être rationnel, la politique, elle, ne l&#039;est pas. À la veille du congé des fêtes, et pressée par l’opposition et des acteurs du milieu scolaire, <a href="http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiqueprovinciale/archives/2011/12/20111207-190405.html" >la ministre de l’Éducation a promis</a> d’annoncer « prochainement » son plan d’action <em>bonifié</em> pour lutter contre la violence et l’intimidation à l’école. La ministre va saupoudrer encore plus d&#039;argent sur le problème. Combien son gouvernement a-t-il englouti de fonds publics depuis trois ans dans sa lutte contre la violence dans les écoles? 17 millions $. Et nous en sommes encore à réclamer plus de fonds...<br><br>Si toutes les personnes qui réclament l&#039;intervention de l&#039;État ou qui s&#039;offusquent s&#039;impliquaient, il n&#039;y en aurait plus (ou beaucoup moins) d&#039;intimidation à l&#039;école. Pourquoi faut-il toujours que les solutions viennent du gouvernement? Parce nous sommes rendus complètement dépendants de l&#039;État. Nous ne savons plus rien faire de nous-mêmes. Toutes ces années de programmes sociaux et de services publics auront eu raison de notre sens de l&#039;initiative.<br><br><strong>Ça ne s&#039;arrête pas</strong><br><br>Et n&#039;allez pas croire que l&#039;intimidation cesse lorsque vous quittez les bancs d&#039;école! Selon Lisa M.S. Barrow, auteure de <em>In Darkness, Light Dawns: Exposing Workplace Bullying and Hope For A Healthy Workplace</em> (Purple Crown, 2009), 37% des travailleurs sont victimes d&#039;une certaine forme d&#039;intimidation au travail et 7% d&#039;entre eux auraient même considéré l&#039;homicide ou le suicide pour régler les choses. Du côté des intimidateurs, seulement 1,4% d&#039;entre eux seraient renvoyés des lieux de travail, tandis que 44% de leurs victimes sont soit renvoyées ou quittent leur emploi de leur propre gré.<br><br>Pas de répit au travail, pas de répit à la retraite! Le gouvernement québécois lançait l&#039;année dernière une vaste campagne de publicité pour sensibiliser la population aux méfaits de la violence et de l&#039;intimidation sur les aînés. Ce phénomène nous guette de plus en plus avec le vieillissement de la population et le nombre de plus en plus grand de personnes âgées hébergés dans des centres d&#039;accueil. <br><br>Imaginez, des victimes d&#039;intimidation qui passent de l&#039;école, au travail, à la retraite sans jamais connaître de répit! Ne manque plus que l&#039;intimidation à la garderie et  nous serons une population « intimidée » du berceau au tombeau! Quoique, le réseau de garderies étant maintenant nationalisé, les histoires d&#039;intimidation dans les CPE ne seraient tarder...</div>
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		<title>Crise de l’endettement : une question de philosophie</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 11:20:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Québécois Libre]]></category>
		<category><![CDATA[Crise économique]]></category>

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		<description><![CDATA[par Jean-Hugho Lapointe Alors qu’une analyse n’attend pas l’autre concernant le sort de l’euro et la crise des dettes souveraines, les différents points de vue exprimés continuent d’afficher une certaine timidité à s’attaquer aux fondements mêmes de la problématique. À...]]></description>
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<div><p><a href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0162fd3a18d8970d-pi" style="float: right;"></a>par <a href="http://www.quebecoislibre.org/aplapointe.htm" >Jean-Hugho Lapointe</a> <br><br><a href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef015437b83ac9970c-pi" style="float: right;"><img alt="Global-Debit-Crisis" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef015437b83ac9970c" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef015437b83ac9970c-250wi" style="width: 250px; margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Global-Debit-Crisis"></a>Alors qu’une analyse n’attend pas l’autre concernant le sort de l’euro et la crise des dettes souveraines, les différents points de vue exprimés continuent d’afficher une certaine timidité à s’attaquer aux fondements mêmes de la problématique. <br><br>À la base, nous savons que l’énorme amas de dettes souveraines jonchant le système financier résulte de l’accumulation des déficits au fil des ans, lesquels sont générés par des écarts négatifs entre les dépenses et les revenus des États. Ces écarts ont été financés par des emprunts auprès des marchés, notamment des banques, qui ont accepté de prêter avec largesse sur la base de projections de croissance économique trop optimistes. <br><br>Ainsi, la suggestion de plusieurs analystes à l’effet de hausser les revenus des États pour assainir les finances semble malavisée puisque l’alourdissement des fardeaux fiscaux nuira encore davantage à la croissance. Sans aucun doute, le problème en est un de dépenses.<br><br>La conclusion qui devrait donc s’imposer à nous est que cette crise est intrinsèquement liée à notre philosophie du rôle de l’État. Depuis le début du 20e siècle, la tendance idéologique dominante en Occident, tous partis confondus, a été de renoncer progressivement aux principes libéraux et de revenir graduellement vers la centralisation, notamment afin de réaliser l’utopie de l’État-providence. <br>
</p>
Cette tendance a culminé en 2008 avec l’acceptation quasi unanime parmi les milieux politique et universitaire de la thèse que les gouvernements devaient renflouer les banques, manufacturiers automobiles et autres secteurs en difficulté. À ce moment, une pyramide de dettes toxiques jusqu’alors privées a été prise en charge par le domaine public, nulle part ailleurs plus qu’en Europe et aux États-Unis, ajoutant à des rythmes de dépense et d’endettement déjà difficilement soutenables. <br><br>Si nous excluons la hausse des recettes fiscales de l’ordre des possibilités, cet interventionnisme croissant ne peut être financé que par d’autres emprunts ou par l’inflation monétaire. Et puisque la contagion en Europe semble prendre son élan et que l’ampleur des dépenses gouvernementales rattrape les pays membres de la zone euro un à un, même les pays centraux que sont la France et l’Allemagne voient leur accès au marché du crédit mis en doute, d’où la pression croissante que subit la Banque centrale européenne à l’effet de monétiser les dettes et d’augmenter la cible d’inflation. <br><br>Jusqu’à ce jour, la BCE a résisté à certaines de ces pressions, notamment parce que l’Allemagne est réfractaire aux politiques inflationnistes pour avoir déjà goûté dans les années 1920 aux dégâts qu’elles peuvent causer. Toutefois, la BCE et l’Allemagne n’auront bientôt plus le choix de céder ou de mettre fin à la monnaie commune, faute d’abandon de leur souveraineté fiscale (et politique) par les pays membres. <br><br>Dans l’optique où l’inflation est privilégiée par certains pour résorber la crise des dettes souveraines et sauver l’euro, elle n’en demeure pas moins un mécanisme extrêmement pernicieux et dangereux. En effet, une inflation limitée peut être assimilée au supplice de la goutte, c’est-à-dire une perte graduelle et peu perceptible du niveau de vie général attribuable à la perte de valeur de la monnaie, affligeant davantage et injustement les personnes dépendantes de revenus fixes telles que les retraités. Toutefois, une inflation non contrôlée représente un risque d’une toute autre magnitude. Or, comme l’a déjà illustré le philosophe et lauréat Nobel d’économie Friedrich Hayek, prétendre pouvoir contrôler l’inflation en adoptant des politiques qui mènent à celle-ci équivaut à tenir un tigre par la queue… <br><br>Enfin, la crise actuelle met en lumière la relation symbiotique qui existe entre les banques et les États interventionnistes, otages d’une logique circulaire où l’un prête à l’autre et où l’autre doit protéger l’un pour que les affaires continuent. En bout de piste, quelqu’un doit cependant payer la facture, et celui à qui elle est destinée semble considérer de plus en plus qu’il n’y trouve pas son compte si l’on en croit les manifestations populaires croissantes en Grèce, en Italie et partout ailleurs. <br><br>Aujourd’hui à la croisée des chemins, le citoyen occidental devra bientôt choisir entre, d’une part, continuer de tout attendre de l’État en soutenant un système qui gruge toujours davantage la prospérité de la classe moyenne et agrandit l’écart entre riches et pauvres; et, d’autre part, se responsabiliser et réviser ses attentes envers le rôle du gouvernement, au prix d’un bouleversement temporaire pendant que se fera la transition vers un système économique plus durable.</div>
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		<title>Le fil de discussion libre de décembre</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 12:03:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Québécois Libre]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez une courte analyse libertarienne à proposer sur un sujet d'actualité? Une information à transmettre à l'ensemble des lecteurs? Une question à poser à un collaborateur du QL ou à un autre intervenant sur le blogue? Un commentaire quelconque...]]></description>
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<div><p><a href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef015437aaa5b6970c-pi" style="float: right;"><img alt="Fleches3" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef015437aaa5b6970c" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef015437aaa5b6970c-800wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Fleches3"></a>Vous avez une courte analyse libertarienne à proposer sur un sujet d&#039;actualité? Une information à transmettre à l&#039;ensemble des lecteurs? Une question à poser à un collaborateur du <em>QL </em>ou à un autre intervenant sur le blogue? Un commentaire quelconque à soumettre qui ne cadre pas dans les fils de discussion des autres billets? Ce fil de discussion libre est l&#039;endroit pour le faire.</p>
<p>Notez bien que les interventions doivent avoir une pertinence d&#039;un point de vue libertarien québécois et que les commentaires qui n&#039;ont vraiment rien à voir de même que les échanges purement personnels seront effacés. Dans ce fil comme dans les autres, il faut toujours garder à l&#039;esprit qu&#039;on ne s&#039;adresse pas uniquement à un interlocuteur, mais aux milliers de visiteurs qui nous liront demain ou dans cinq ans.</p></div>
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		<title>Le chiffre du QL : 3992$</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 12:31:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C'est le compte de taxe moyen du Montréalais. Les Québécois ont vu leurs comptes d'impôt foncier augmenter deux fois plus vite que l'inflation depuis cinq ans, révèle une compilation effectuée par La Presse. Et c'est de loin dans la région...]]></description>
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<div><p><a href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0162fd0756c2970d-pi" style="float: right;"><img alt="Numbers-shadow" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef0162fd0756c2970d" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0162fd0756c2970d-800wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Numbers-shadow"></a>C&#039;est le compte de taxe moyen du Montréalais. Les Québécois ont vu leurs comptes d&#039;impôt foncier augmenter deux fois plus vite que l&#039;inflation depuis cinq ans, révèle une compilation effectuée par <em><a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/201111/27/01-4472157-la-region-de-montreal-la-plus-taxee-au-quebec.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1" >La Presse</a></em>. Et c&#039;est de loin dans la région de Montréal que les propriétaires paient les taxes les plus élevées.<br><br>La région de Montréal est la plus taxée au Québec et le Québec est le plus taxé en Amérique du Nord. Mais, comme disait le ministre, l&#039;important c&#039;est d&#039;être heureux et d&#039;avoir des services...</p></div>
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