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	<title>République de Bananes &#187; Québécois Libre</title>
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		<title>French Liberalism in the 19th Century &#8211; An anthology</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 22:25:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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<div><p><a class="asset-img-link" href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0163058a999b970d-pi" style="float: right;"></a>À la fin de 2011, Robert Leroux, professeur de sociologie à l&#039;Université d&#039;Ottawa, publiait <em><a href="http://www.quebecoislibre.org/12/120215-6.html" >Gabriel Tarde, vie, oeuvres, concepts</a></em> (Paris, Ellipses). En 2010, il publiait la première monographie en langue française consacrée à Ludwig von Mises et à son oeuvre ‒ une lecture idéale pour le lecteur francophone débutant qui souhaite en savoir plus sur le principal penseur de l&#039;École autrichienne, dont le <em>QL </em>avait publié <a href="http://www.quebecoislibre.org/10/100115-3.htm" >un extrait</a>. Quelques années plus tôt, il consacrait un essai à Frédéric Bastiat, dont le <em>QL </em>avait aussi publié <a href="http://www.quebecoislibre.org/08/080615-8.htm" >un extrait</a>. M. Leroux vient de lancer une nouvelle collection dans la prestigieuse maison d&#039;éditions Routledge. Voici une traduction du bref résumé du livre que l&#039;on trouve <a href="http://www.routledge.com/books/details/9780415687423/" >sur le site de l&#039;éditeur</a>: <br><br><em><a class="asset-img-link" href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0168eb80333e970c-pi" style="float: right;"><img alt="French-Liberalism" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef0168eb80333e970c" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0168eb80333e970c-800wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px;" title="French-Liberalism"></a>Le libéralisme politique et économique a généralement été considéré comme marginal en France, mais au niveau intellectuel, c&#039;est une autre histoire. Une exploration de l&#039;histoire de la pensée économique française montre comment une riche tradition intellectuelle s&#039;est développée au cours du dix-neuvième siècle, un sujet qui a été négligé dans les études de langue anglaise consacrées à la pensée française. Dans cette importante nouvelle collection, Robert Leroux et David Hart réunissent des oeuvres clés, à la fois d&#039;auteurs largement reconnus et d&#039;autres moins connus, dont la pensée constitue le noyau d&#039;un mouvement intellectuel singulier. Il s&#039;agit notamment de personnalités telles que Charles Dunoyer, Joseph Garnier, Gustave de Molinari, Yves Guyot, Alexis de Tocqueville, Benjamin Constant et Frédéric Bastiat. </em><br><br><em>Regroupant plusieurs oeuvres jamais publiées auparavant en anglais, cette anthologie débute par une introduction complète qui donne un aperçu de la pensée libérale au XIXe siècle, et chaque texte est précédé d&#039;une notice biographique sur l&#039;auteur et d&#039;une explication plus large de la signification du texte. Cette anthologie, en mettant en évidence un certain nombre d&#039;écrivains et de positions philosophiques, cherche à donner une cohérence et une teinte générale au libéralisme français, sans exagérer son unité. Elle sera d&#039;intérêt aussi bien pour les économistes et les politologues que pour les historiens, les philosophes et le sociologues.</em></p></div>
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		<title>Je marche, donc je suis</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 14:27:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Gilles Guénette]]></category>

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		<description><![CDATA[Marche pour la gratuité scolaire, Marche contre la hausse des frais de scolarité, Marche pour des soins de santé de qualité, Marche contre l'intimidation, Marche pour les personnes ayant une déficience visuelle, Marche contre la douleur, Marche pour le Crohn...]]></description>
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<div><p><a class="asset-img-link" href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef016305796ffd970d-pi" style="float: right;"><img alt="WalkingMan" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef016305796ffd970d" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef016305796ffd970d-800wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px;" title="WalkingMan"></a>Marche pour la gratuité scolaire, Marche contre la hausse des frais de scolarité, Marche pour des soins de santé de qualité, Marche contre l&#039;intimidation, Marche pour les personnes ayant une déficience visuelle, Marche contre la douleur, Marche pour le Crohn et la Colite, Marche contre la dénationalisation, Marche pour le 1er mai, Marche contre les gaz de schiste, Marche de l&#039;espoir, Marche contre la brutalité policière, Marche pour la vie, Marche contre la pauvreté à Buenos Aires, Marche pour les personnes atteintes de sclérose en plaques, Marche contre Rio Tinto Alcan, Marche pour l&#039;indépendance, Marche contre le sous-financement des garderies, Marche pour la guérison du diabète, Marche contre les usines à chiots et l&#039;euthanasie, Marche pour Jésus, Marche contre le VIH/SIDA, Marche pour les Prématurés, Marche contre la guerre en Irak, Marche pour l&#039;Autisme, Marche mondiale des femmes, Marche contre l&#039;affichage unilingue anglais, Marche pour les patriotes, Marche contre le cancer, Marche pour la Terre, Marche 2/3, Marche contre le berger blanc, Marche pour la légalisation de la marijuana, Marche contre la pauvreté, Marche pour la santé mentale, Marche contre la guerre et pour la paix, Marche contre l&#039;occupation de la Palestine, Marche pour une commission d&#039;enquête sur l&#039;industrie de la construction, Marche contre le cours d&#039;Éthique et culture religieuse, etc., etc., etc. <br><br>Une chose est sûre: les Québécois sont de grands marcheurs.</p></div>
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		<title>La Charte canadienne des droits et libertés: pour quoi faire?</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Apr 2012 23:30:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[par Jean-Philippe L. Risi On commémorait récemment les 30 ans d’existence de la Charte canadienne des droits et libertés. Le 17 avril 1982 fait partie des dates à apprendre dans les cours d’histoire, où l’on explique généralement que le document...]]></description>
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<div><p>par <a href="http://www.quebecoislibre.org/aprisi.htm" >Jean-Philippe L. Risi<br></a><br><a class="asset-img-link" href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0168eae88b1a970c-pi" style="float: right;"><img alt="Activity04-f" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef0168eae88b1a970c" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0168eae88b1a970c-800wi" style="margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Activity04-f"></a>On commémorait récemment les 30 ans d’existence de la <em><a href="http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/Charte/" >Charte canadienne des droits et libertés</a></em>. Le 17 avril 1982 fait partie des dates à apprendre dans les cours d’histoire, où l’on explique généralement que le document est la source de nos droits et libertés. Un élève le moindrement perspicace devrait alors se demander d’où provenaient nos droits avant 1982. Après tout, ce n’est pas comme si la liberté d’expression au Canada était apparue en même temps que la carrière solo de Lionel Richie. <br><br>Le prédécesseur de la Charte est la <em>Déclaration canadienne des droits</em>, adoptée par le gouvernement progressiste-conservateur de John Diefenbaker en... 1960. Les deux documents sont assez similaires; en fait, les sections 2, 7, 10 et 15 de la Charte de Trudeau sont très inspirées d’éléments déjà existants dans la Déclaration. Mais encore là, on se doute bien que le droit à la vie et à la liberté existait avant l’arrivée des mini-jupes. <br><br>Puisqu’il n’y avait pas de document officiel avant la Déclaration, la théorie juridique canadienne parle d’une Charte des droits implicite. En fait, le Canada, comme bien d’autres anciennes colonies britanniques, possédait un système de droit coutumier (<em>Common Law</em>), où les lois découlaient de la jurisprudence, c’est-à-dire des principes généraux justifiant les décisions des juges à travers le temps, au lieu de s’appuyer sur des documents de juristes omniscients fournissant un prêt-à-juger. Par exemple, il ne sert à rien de statuer un droit constitutionnel à la propriété privée si le Code criminel prévoit déjà sanctionner les voleurs et si les jugements reconnaissent tous implicitement ce droit. <br><br>En fait, le seul organisme qui représente un réel danger pour les droits et libertés est l’État. Le <em>Bill of Rights</em> anglais de 1689 cerne bien cette réalité; malgré son titre, le document n’énonce pas des droits, mais plutôt l’interdiction pour le pouvoir royal de porter atteinte à ces derniers. Par exemple, il n’indique pas que les citoyens ont la liberté d’expression, mais plutôt que cette dernière ne peut être abrogée ou remise en question par nul autre que le Parlement. La propriété privée n’existe pas non plus, on parle plutôt d’absence de prérogative royale au chapitre de la taxation. Bref, il ne sert à rien d’énoncer des libertés individuelles; elles sont naturellement présentes dans la société, il suffit d’empêcher l’État d’y porter atteinte. <br><br>Le rapatriement de la Constitution en 1982, qui mena à la création de la Charte, est un événement historiquement curieux. À l’époque, la Couronne britannique n’avait plus vraiment d’impact sur la gestion du Dominion et la conclusion de la Seconde Guerre mondiale poussait Ottawa à danser avec Washington plutôt que Londres depuis au moins 30 ans. Avec le recul, on comprend que c’est en grande partie le contexte politique qui favorisa l’apparition de la Charte. En effet, il suffit d’observer l’importance disproportionnée qu’y occupe la question linguistique pour réaliser que le document était beaucoup plus important pour les politiciens que pour les citoyens. <br><br>Il est important de rappeler que le Québec possède sa propre <em><a href="http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;file=/C_12/C12.HTM" >Charte des droits et libertés de la personne</a></em>, un document tout aussi superflu et inutile qui sert de prétexte aux lologues à venir microgérer la société. Sur la centaine (!) d’articles, le plus représentatif reste sans doute le 6e, qui stipule que «Toute personne a droit à la jouissance paisible et à la libre disposition de ses biens, sauf dans la mesure prévue par la loi». Bref, vous y avez droit, sauf si l’on vous dit que vous n’y avez pas droit. <br><br>On est assez loin du <em>Bill of Rights</em> de 1689! L’aristocratie n’a peut-être plus de pouvoirs dans notre société, mais c’est une nouvelle caste politique et bureaucratique qui nous régit, pour qui tous nos droits ne sont que des privilèges temporaires accordés par l’État.</p></div>
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		<title>L&#8217;université étatique en voie de sombrer dans l&#8217;insignifiance</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 19:15:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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<div><p>Dans le contexte du présent boycott des étudiants, nous republions ici deux textes de <a href="http://www.quebecoislibre.org/apmasse.htm">Martin Masse</a> qui expliquent pourquoi il pense que l&#039;université, telle qu&#039;on la connaît aujourd&#039;hui, n&#039;a plus de raison d&#039;être et est en voie de disparaître. Texte originalement publié le 15 avril 2008. <br><br>------------------------------------------- <br><br>Un autre <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080415/CPACTUALITES/80414248/5050/CPPRESSE">dossier</a> de <em>La Presse</em> publié hier et aujourd&#039;hui sur le phénomène des «baccalauréats à rabais» vient illustrer ce que <a href="http://www.leblogueduql.org/2008/03/la-fin-prochain.html">j&#039;écrivais il y a deux semaines</a>, c&#039;est-à-dire que l&#039;université en tant qu&#039;institution étatique est en train de sombrer dans l&#039;insignifiance.</p>
<p><a href="http://m2.typepad.com/photos/uncategorized/2008/04/15/students_campus_4.jpg"><img alt="Students_campus_4" border="0" height="201" src="http://www.leblogueduql.org/images/2008/04/15/students_campus_4.jpg" style="float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Students_campus_4" width="300"></a> Dans un marché libre, la logique de la concurrence est simple. Vous devez offrir un bien ou un service de la meilleure qualité possible au meilleur prix, sinon vos clients iront voir ailleurs. Que se passe-t-il toutefois lorsque les clients n&#039;ont pas à payer le prix réel du bien qu&#039;ils consomment et que les producteurs sont quand même compensés pleinement pour chaque client qu&#039;ils réussissent à attirer? On obtient de la camelote évidemment. Le client ne peut pas exiger d&#039;en avoir plus pour son argent, puisqu&#039;il en a justement pour le peu d&#039;argent qu&#039;il débourse avec un produit de piètre qualité. La majorité se contente de ce qu&#039;on lui offre. Quant au producteur, son incitation devient tout à fait différente: il cherche à attirer le plus de clients possible avec un produit bas de gamme qui satisfait ses clients peu exigeants mais qui lui rapporte tout autant.</p>
<p>C&#039;est cette réalité que décrit le dossier du quotidien montréalais. Celle, comme la décrit la chroniqueuse Michèle Ouimet, des «diplômes au rabais, notes gonflées, cours inutiles, finances dans le rouge, concurrence malsaine entre les institutions qui s&#039;arrachent les étudiants». On réduit les exigences, on fait passer tout le monde, on multiplie les certificats faciles à obtenir et payant pour l&#039;institution.</p>
<p>Voilà ce que ça donne quand on cherche à faire graduer le plus d&#039;étudiants possible en prenant des raccourcis. Depuis les années 1960, on s&#039;est beaucoup pété les bretelles au Québec sur le fait d&#039;avoir mis tous les «efforts collectifs» nécessaires pour rattraper notre supposé retard par rapport aux sociétés environnantes en «démocratisant» l&#039;éducation supérieure. Tu parles qu&#039;on l&#039;a rattrapé notre retard! Avec des programmes bidon qui ne débouchent sur rien, des étudiants qui votent leur plan de cours (jamais compris ce concept!) et des formations complètes données par des chargés de cours mal payés.</p>
<p>Évidemment, disent les étatistes, tout ça n&#039;est que le résultat du sous-financement des universités par l&#039;État. Ce qu&#039;il faut cependant comprendre, c&#039;est que TOUT est sous-financé dans un État-providence, puisqu&#039;il y a toujours un manque lorsqu&#039;on cherche à s&#039;occuper de tout, les besoins et le désir de régler chaque problème étant infinis. Plus on multiplie les programmes, moins il y en a pour chacun, et plus l&#039;économie croule sous le fardeau fiscal et les dettes. À moins bien sûr de croire que l&#039;argent pousse dans les arbres — une croyance qui sous-tend la vision économique des socialistes.</p>
<p>Qui plus est, un système d&#039;éducation recevant un financement encore plus imposant, et où les étudiants auraient à débourser encore moins pour leur formation, ne serait que plus sujet aux effets pervers qui existent déjà: moins de responsabilité, moins d&#039;adéquation entre l&#039;offre et la demande, moins d&#039;incitation à ne pas gaspiller de ressources (qu&#039;on pense au fiasco financier de l&#039;UQAM), etc.</p>
<p>Les militants étudiants dénoncent depuis des années la «logique marchande» qui serait en train de s&#039;imposer dans l&#039;éducation supérieure. En fait, s&#039;ils comprenaient un peu l&#039;économie, ils se rendraient compte qu&#039;il s&#039;agit au contraire d&#039;une corruption totale du fonctionnement normal du marché par l&#039;intervention de l&#039;État.</p>
<p>Le marché est justement en train de réimposer sa logique, en contournant ce système en déroute. Tout ce que ce genre de dossier confirme, c&#039;est que la marque <em>Éducation universitaire étatique</em> est de moins en moins prise au sérieux, alors que les barrières à l&#039;entrée diminuent d&#039;année en année et que la concurrence s&#039;accroît. Dans quelques années, elle ne vaudra plus grand-chose, sauf dans le cas de quelques facultés prestigieuses où les ressources seront concentrées. Les consommateurs les plus avertis, de même que les employeurs, sauront en tirer les conclusions qui s&#039;imposent.</p></div>
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		<title>La fin prochaine du monopole étatique sur l&#8217;éducation</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 19:13:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans le contexte du présent boycott des étudiants, nous republions ici deux textes de Martin Masse qui expliquent pourquoi il pense que l'université, telle qu'on la connaît aujourd'hui, n'a plus de raison d'être et est en voie de disparaître. Texte...]]></description>
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<div><p>Dans le contexte du présent boycott des étudiants, nous republions ici deux textes de <a href="http://www.quebecoislibre.org/apmasse.htm">Martin Masse</a> qui expliquent pourquoi il pense que l&#039;université, telle qu&#039;on la connaît aujourd&#039;hui, n&#039;a plus de raison d&#039;être et est en voie de disparaître. Texte originalement publié le 31 mars 2008. <br><br>------------------------------------------- <br><br>J&#039;ai gaspillé une partie de mon enfance à me tourner les pouces sur les bancs d&#039;école. Dans ce système d&#039;éducation égalitariste, même si on avait déjà compris la leçon du jour, on devait attendre que les trente autres élèves aient eux aussi compris avant que l&#039;institutrice puisse passer à autre chose. Il fallait tous avancer en même temps. Le programme pédagogique était optimalisé pour les élèves les plus lents capables de passer la note minimale; les quelques-uns qui étaient moins bons redoublaient, alors que tous les autres devaient apprendre à un rythme plus lent que ce dont ils étaient capables.</p>
<p><a href="http://m2.typepad.com/photos/uncategorized/2008/03/31/classroom.jpg"><img alt="Classroom" border="0" height="254" src="http://www.leblogueduql.org/images/2008/03/31/classroom.jpg" style="float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Classroom" width="250"></a>On pouvait évidemment lire en dehors des classes pour apprendre autre chose plus rapidement. Mais à dix ans, on n&#039;a pas nécessairement l&#039;ambition d&#039;avoir l&#039;air plus nerd et différent du groupe qu&#039;il le faut, surtout dans un tel contexte où ça cause du trouble à l&#039;enseignant et au reste de la classe. De plus, on oublie facilement à quel point il était difficile à cette époque pas si lointaine d&#039;avoir accès à de l&#039;information, n&#039;importe quelle information.</p>
<p>En secondaire 2 par exemple — vers 1978 —, je m&#039;intéressais à l&#039;astronomie. J&#039;en avais appris les notions de base dans une encyclopédie antique que nous avions à la maison. J&#039;avais aussi lu les quelques vieux volumes de la bibliothèque scolaire dans lesquels on parlait encore de voyages sur la lune à venir et du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Observatoire_du_Mont_Palomar">télescope du Mont Palomar</a> (le plus gros au monde après sa mise en service en 1948 et jusqu&#039;en 1975) comme de la référence incontournable dans le domaine de l&#039;observation astronomique. Cette même année pourtant, on débutait la construction du télescope spatial Hubble (qui allait être lancé après plusieurs délais douze ans plus tard). Impossible évidemment d&#039;en savoir plus là-dessus, à moins de s&#039;abonner à de coûteux magazines scientifiques français.</p>


<p>J&#039;ai finalement réussi à acheter dans une librairie montréalaise, lors de l&#039;excursion de magasinage d&#039;avant les Fêtes aux Galeries d&#039;Anjou que nous faisions chaque année, avec mon propre argent de poche, un superbe petit livre d&#039;introduction aux plus récents développements dans le monde de l&#039;astronomie, qui a été ma fierté pendant quelques temps. Mais après l&#039;avoir lu et bien compris, c&#039;était encore à recommencer. Il en faut de la volonté à cet âge pour faire progresser ses connaissances quand on doit faire de tels efforts. Je ne peux que rêver à tout ce que j&#039;aurais pu apprendre de plus, à un coût presque nul, si j&#039;avais eu accès à l&#039;Internet.</p>
<p><strong>La disparition des barrières</strong></p>
<p>Ces barrières presque insurmontables à l&#039;obtention d&#039;information sont aujourd&#039;hui à toutes fins utiles disparues. Et nous ne faisons que commencer à vivre les effets de cette révolution, en particulier en ce qui concerne le système d&#039;éducation, de loin l&#039;institution étatique qui a le plus d&#039;influence sur chacun d&#039;entre nous pendant les deux premières décennies de notre vie. Une influence de plus en plus néfaste depuis qu&#039;elle sert ouvertement à inculquer non pas le savoir et la compréhension du monde, mais plutôt la doctrine égalitariste, socialiste, écologiste, féministe, tiers-mondiste et multiculturaliste de la secte de bien-pensants qui contrôle le ministère de l&#039;Éducation et les facultés d&#039;enseignement.</p>
<p>Dans un monde où la transmission de l&#039;information est contrôlée par ces élites étatiques, il est impossible de se soustraire à cette influence. Mais comme je l&#039;évoquais récemment pour illustrer le fait que le point de vue de gauche est en voie de devenir périmé (voir «<a href="http://www.leblogueduql.org/2008/01/la-gauche-pri-1.html">La gauche périmée - le contrôle étatique est de moins en moins possible</a>»), Internet et les nouvelles technologies de communication sont en train de miner les fondations de ce contrôle.</p>
<p>L&#039;éducation à distance — ou même chez soi avec un professeur qu&#039;on pourra télécharger et qui donnera son cours sous la forme d&#039;un hologramme dans son salon, comme le personnage du Docteur dans <em>Star Trek Voyager</em> — va faire en sorte qu&#039;on pourra bientôt outrepasser les écoles de l&#039;État. Ce secteur <a href="http://www.google.ca/search?hl=fr&amp;q=online+degrees&amp;meta=">connaît une expansion fulgurante</a> à travers le monde, avec des milliers de programmes différents maintenant offerts par des institutions de partout sur la planète.</p>
<p>Il est dorénavant possible de télécharger sur le Web <a href="http://ocw.mit.edu/OcwWeb/web/home/home/index.htm">tous les cours magistraux donnés par le Massachussetts Institute of Technology</a>, et cela gratuitement! Chacun peut donc théoriquement suivre les mêmes cours qu&#039;un étudiant qui paie 35 000 $ par année pour y assister en personne. Et ça ne se limite pas à la formation universitaire. Les parents qui choisissent l&#039;enseignement à la maison ont maintenant accès à une grande quantité de ressources sur Internet. Des programmes d&#039;enseignement complets, du primaire à l&#039;université, seront bientôt disponibles et accessibles partout dans le monde.</p>
<p>Évidemment, ces programmes virtuels sont souvent offerts par d&#039;autres institutions étatiques, mais la concurrence mondiale change totalement la dynamique. On n&#039;est plus limité à l&#039;école du quartier ou à l&#039;université de la plus proche ville. Il devient possible de comparer et de choisir les programmes les meilleurs, les plus pertinents et les moins corrompus par les multiples idéologies collectivistes à la mode. Cette concurrence détruit le pouvoir des élites.</p>
<p>D&#039;ailleurs, maintenant qu&#039;on peut s&#039;éduquer tout seul le plus simplement du monde sur tous les sujets imaginables grâce à l&#039;Internet, la valeur d&#039;une éducation formelle en institution n&#039;est-elle pas en train de diminuer graduellement? Si j&#039;avais aujourd&#039;hui 18 ans, je ne perdrais certainement pas les quelques années à venir de ma vie sur les bancs d&#039;une université montréalaise. J&#039;ai eu la présence d&#039;esprit, il y a vingt ans, d&#039;abandonner rapidement une maîtrise (et possiblement un doctorat plus tard) en science politique à l&#039;Université de Montréal. Ça m&#039;a évité un endettement encore plus grand et des années de niaisage avec des profs conventionnels, totalement ignorants de la philosophie autrichienne par exemple.</p>
<p>Aujourd&#039;hui, c&#039;est le baccalauréat qui sauterait aussi, même si j&#039;ai apprécié mes trois années à McGill. En sciences humaines en particulier, il n&#039;y a aucune raison de suivre des cours formels avec un professeur. Je m&#039;arrangerais pour travailler à temps partiel et pour m&#039;éduquer à partir des sites de l&#039;<a href="http://www.mises.org/">Institut Ludwig von Mises</a> et d&#039;autres organisations pertinentes. Faire reconnaître mes compétences et connaissances serait sans doute un défi, puisque les diplômes traditionnels ont encore une valeur sur le marché du travail, mais un défi qui vaut bien d&#039;éviter des années de perte de temps. Plus il y aura de jeunes dynamiques et intelligents qui prendront cette voie, plus vite le marché s&#039;adaptera.</p>
<p><strong>Éviter l&#039;embrigadement</strong></p>
<p>Ce nouveau système mondialisé et concurrentiel d&#039;éducation et de formation permettra de contourner un autre problème d&#039;embrigadement collectif qui est en voie de prendre des proportions grandissantes. De la même façon que la nationalisation du système de santé justifie aujourd&#039;hui toutes sortes d&#039;interventions de l&#039;État dans nos vies, sous prétexte que c&#039;est «la collectivité» qui paie pour nos soins de santé (voir «<a href="http://www.quebecoislibre.org/010609-2.htm">À qui appartient notre corps?</a>»), l&#039;éducation publique est en train de devenir une autre façon d&#039;asservir les citoyens.</p>
<p>Il y a deux semaines par exemple, on débattait à l&#039;émission <em>Il va y avoir du sport</em> à Télé-Québec de la nécessité de garder les jeunes au Québec après la fin de leurs études. Voici <a href="http://www.telequebec.tv/ilvayavoirdusport/archives/102.html#entrevue">comment on présentait le problème</a>:</p>
<blockquote dir="ltr">
<p><em>Le Québec perd de nombreux jeunes diplômés au profit de Toronto ou encore de grandes villes américaines. Ils quittent souvent pour des salaires plus élevés et des conditions de travail plus alléchantes. On peut bien entendu comprendre la force d&#039;attraction que peut exercer la Californie et New-York pour des jeunes qui sortent de l&#039;université. Mais quand on sait qu&#039;un étudiant en médecine coûte au moins 20 000$ par année à l&#039;État québécois et même plus avec une spécialité en poche, il y a lieu de s&#039;inquiéter du phénomène. Que ce soit pour un médecin ou pour un informaticien, la formation est un investissement de société et le déficit est grand quand un jeune part sans même donner une seule année de travail. Que faire pour garder nos jeunes diplômés au Québec ? Leur demander de rembourser leurs études est-il un bon incitatif ?</em></p>
</blockquote>
<p>Selon cette logique, les jeunes ne vont plus à l&#039;école pour eux-mêmes, pour se former et investir dans leur avenir. Parce que c&#039;est encore une fois «la collectivité» qui paie, l&#039;éducation est plutôt devenue un «investissement de société». Aujourd&#039;hui, on débat de la pertinence de faire rembourser ses études universitaires à un jeune médecin qui veut aller pratiquer ailleurs. Mais imaginez le gigantesque investissement que constitue l&#039;éducation d&#039;un bambin qui entre à deux ans dans un Centre de la petite enfance subventionné et qui restera dans le réseau public pendant deux décennies. Débattrons-nous bientôt de la nécessité de faire rembourser toute cette éducation à tout jeune adulte qui voudra quitter le Québec sans avoir passé des décennies à payer des impôts? Et les plus vieux, qui ont bénéficié de nombreux autres services publics, devront-ils payer une «taxe de dédommagement à la collectivité», dépendamment du nombre d&#039;années pendant lesquelles ils auront contribué à ces services avec leurs impôts versus la quantité de services utilisés?</p>
<p>La socialisation des coûts et des responsabilités est une notion totalisante qui mène inévitablement sur une pente glissante. Le système communiste, où la société est devenue une prison d&#039;où il est devenu impossible de s&#039;échapper, en est l&#039;aboutissement logique. Où cela s&#039;arrêtera-t-il?</p>
<p>La privatisation de l&#039;éducation — comme celle de la santé — grâce à la mondialisation et à l&#039;arrivée de nouvelles technologies est une façon d&#039;échapper à cette logique infernale. Plus il y aura de jeunes qui seront éduqués autrement que dans des institutions étatiques traditionnelles, plus il deviendra difficile de faire cette équation immédiate entre éducation et dette envers la société. L&#039;éducation sera vue comme un service qu&#039;on paie à son enfant ou à soi-même, exactement comme n&#039;importe quel autre bien de consommation. Les folies des grandes réformes avec leurs compétences transversales et autres notions socioconstructivistes pourront être ignorées: elles ne seront plus débattues que par des fanatiques retranchés dans un système de plus en plus marginalisés.</p>
<p>Nous n&#039;en sommes pas encore là. Au-delà des possibilités techniques, il faut aussi une prise de conscience de la part de demandeurs potentiels pour qu&#039;un nouveau marché se développe. Ceux qui souhaitent contribuer à la construction d&#039;une société plus libre, et qui sont étudiants ou ont des enfants qui le sont, peuvent accélérer ce mouvement en faisant le bon choix: celui d&#039;éviter dans la mesure du possible tout contact avec le monopole public d&#039;éducation et de se tourner dès maintenant vers l&#039;une des nombreuses solutions alternatives qui se développent.</p></div>
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		<title>Célébrer la Terre, célébrer le capitalisme</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 11:22:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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<div><p>par <a href="http://www.quebecoislibre.org/apveer.htm" >Pierre-Guy Veer</a><br><br><a class="asset-img-link" href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0168eaa36ceb970c-pi" style="float: right;"><img alt="Jour-de-la-terre" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef0168eaa36ceb970c" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0168eaa36ceb970c-250wi" style="width: 250px; margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Jour-de-la-terre"></a>On célébrait dimanche dernier, le 22 avril, le Jour de la Terre. Évidemment, qui dit célébration écologiste dit propagande anticapitaliste. Selon plusieurs manifestants, le capitalisme est le pire de tous les systèmes économiques et il est responsable de la destruction de la planète. Vraiment? <br><br>Voyons voir ce qui se passait derrière dans les pays communistes, où l&#039;État contrôlait toute l&#039;économie et où la recherche du profit, l’une des supposées causes de la pollution, était interdite. Cela laisse présager un nirvana... <br><br>En fait, c&#039;était l&#039;enfer, et le mot est faible. Moscou avait comme seul but d&#039;industrialiser l&#039;URSS à tout prix. Le gouvernement a donc pris plusieurs raccourcis, malgré les avertissements de quelques scientifiques <a href="http://mondediplo.com/2000/07/19envidisaster%20" >dans les années 1930</a>. Résultat: l&#039;irrigation massive a causé de l&#039;érosion et la salinisation de plusieurs plan d&#039;eau, dont la mer d&#039;Aral; l&#039;utilisation excessive de pesticides et d&#039;engrais a complètement chamboulé les écosystèmes; plusieurs forêts sont mortes, particulièrement en Arctique; et j&#039;en passe. <br><br>La Chine n&#039;était pas mieux sous Mao. On estime que 90% des conifères du Sichuan ont été détruits par <a href="http://www.thefreemanonline.org/columns/why-socialism-causes-pollution/%20" >la pollution atmosphérique</a>. Les forêts ont aussi subi un tort irréparable durant le «Grand Bond en avant». En effet, on utilisait des fours à bois communaux (à petite capacité, et ce même dans les plus petits villages) pour tenter de produire de l&#039;acier, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Great_Leap_Forward%20" >ce qui a accéléré l&#039;érosion</a>. On a également tenté d&#039;éliminer un merle, ce qui a favorisé une invasion de sauterelles et décimé les récoltes en 1958.</p>

Enfin, si vous n&#039;étiez pas convaincus des méfaits du socialisme dans ces deux pays, attendez de voir ce qui se passait en Europe de l&#039;Est:<br><br>• En Pologne, les rails étaient tellement rongés par les pluies acides que les trains ne pouvaient rouler plus vite que 40 km/h. La région de Katowice, fortement industrialisée, voyait ses habitants souffrir de 47% plus de problèmes respiratoires que le reste du pays. Enfin, on estime que 95% de toute l&#039;eau était impropre à la consommation humaine et 65% à la consommation industrielle – la pollution était telle que les métaux lourds utilisés étaient menacés. <br><br>• En Tchécoslovaquie, 50% des forêts étaient mortes ou mourantes à cause de taux de dioxyde de soufre huit fois plus élevés qu&#039;aux États-Unis. Les sols étaient tellement acides que l&#039;aluminium contenu dans le sol s&#039;échappait, empoisonnant l&#039;eau potable. <br><br>• En Allemagne de l&#039;Est, 1/3 de tous les lacs ont été déclarés biologiquement morts à cause de tous les déchets qui y ont été déversés. Aussi la pollution était telle que dans certaines villes, il fallait allumer ses phares en plein jour; les touristes qui y respiraient vomissaient fréquemment. <br><br><strong>Pas de propriété, pas de responsabilité </strong><br><br>Comment expliquer une telle négligence? C&#039;est très simple: personne n&#039;était propriétaire légitime des ressources (air, terre, eau, etc.). Quand une terre est publique – comme elles l’étaient toutes sous le communisme –, le gouvernement a généralement peu d&#039;incitations pour l&#039;exploiter intelligemment. Dans le cas de l&#039;Europe communiste, on voulait absolument industrialiser les pays afin, espérait-on, de rattraper les économies capitalistes. On se fixait des cibles de production à atteindre à tout prix. Cela incluait l&#039;utilisation de charbon brun, à très haute teneur en soufre et <a href="http://www.nytimes.com/1990/04/29/magazine/eastern-europe-the-polluted-lands.html" >qui dégage beaucoup de fumée</a> et des méthodes agricoles discutables, qui épuisaient les sols. <br><br>Ce manque de vision se reflète également dans les secteurs publics des pays capitalistes. Aux États-Unis, le ministère de la Défense émet plus de déchets dangereux que les cinq plus grandes compagnies de produits chimiques mises ensembles. En fait, la pollution est telle qu&#039;on estime les coûts de nettoyage à 20 milliards $. Il en va de même pour l&#039;agriculture, où Washington encourage la surutilisation des terres de même que des cultures <a href="http://www.nhs.vic.edu.au/library/ni/issue363/cattail.htm" >pas du tout propices à son milieu</a>. <br><br><strong>Le capitalisme, la solution verte </strong><br><br>Pour remédier (en grande partie, du moins) à toute cette pollution, il existe une solution simple: laisser agir le capitalisme, ou plus précisément les droits en propriété et la rentabilité. Le second point est ce qui a le plus aidé l&#039;Europe de l&#039;Est. En effet, l&#039;arrivée du capitalisme a poussé les pays à trouver des façons rentables – et non seulement bon marché – de produire, ce qui a grandement <a href="http://weber.ucsd.edu/~carsonvs/papers/376.pdf" >réduit la pollution</a>. <br><br>Quant au premier point, il a déjà montré son efficacité, notamment avec <a href="http://www.econlib.org/library/Enc/FreeMarketEnvironmentalism.html" >le Love Canal</a>. C&#039;est également la solution envisagée pour protéger certaines ressources, <a href="http://www.csmonitor.com/Environment/Bright-Green/2008/0926/study-privatization-could-avert-fisheries-collapse" >notamment les poissons</a> et <a href="http://cei.org/pdf/1687.pdf" >certaines espèces</a> <a href="http://www.latimes.com/news/nation/nationnow/la-na-nn-texas-antelope20120403,0,3262019.story" >en voie de disparition</a>. <br><br>Pourquoi une telle efficacité? Parce qu&#039;il est dans l&#039;intérêt d&#039;un propriétaire de tirer un maximum de profit de son produit ou de son terrain. En endiguant la pollution – comme Hooker l&#039;a fait avec son canal –, le propriétaire s&#039;évite de coûteuses poursuites pour atteinte à la propriété d&#039;autrui. Parallèlement, une pollution mal gérée sur un terrain risque de diminuer sa valeur et donc les revenus que le propriétaire en tire. Tout entrepreneur ayant une vision à long terme – et dont la propriété est à l&#039;abri d&#039;actions arbitraires des gouvernements – pense à tout cela pour préserver le plus possible son investissement. On ne saccage quand même pas ce qui nous appartient! <br><br>En conclusion, je tiens à dire que je suis d&#039;accord en principe avec les écologistes: il est important d&#039;agir pour préserver l&#039;environnement afin de sauver l&#039;espèce humaine et la nature. Par contre, je m&#039;inscris en faux contre leur moyen principal, qui est de faire intervenir l&#039;État. Considérant que ce dernier voit rarement à long terme, il est <em>le pire </em>intervenant pour tenter de nous sauver. En fait, on pourrait même dire que la majorité des problèmes environnementaux sont, directement ou non, causés par l&#039;État, et principalement par le manque d&#039;une définition claire des droits de propriétés. Mieux définis, ils permettraient à chacun d’entre nous, dans son propre intérêt personnel, de mieux gérer l&#039;environnement. Ainsi, tout le monde en sortirait gagnant.</div>
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		<title>Les journalistes ont-ils besoin d’une garderie à 7$?</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 11:03:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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<div><p>par <a href="http://www.quebecoislibre.org/aprisi.htm" >Jean-Philippe L. Risi</a><br><br><a class="asset-img-link" href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef016765710c92970b-pi" style="float: right;"><img alt="Garderie2" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef016765710c92970b" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef016765710c92970b-250wi" style="width: 250px; margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Garderie2"></a>Depuis plus d&#039;une semaine, les journalistes régurgitent sans trop réfléchir les chiffres de <a href="http://www.usherbrooke.ca/chaire-fiscalite/fileadmin/sites/chaire-fiscalite/documents/Cahiers-de-recherche/Etude_femmes_travail.pdf" >l’étude de Pierre Fortin <em>et al</em>.</a> portant sur la rentabilité des garderies à 7$*. Cette étude possède pourtant certains défauts qu’une lecture attentive permet de déceler. <br><br>Premièrement, l’examen de statique comparative est incomplet. Pour vraiment savoir si le programme génère des retombées fiscales positives, il faudrait soustraire au montant trouvé par les chercheurs le coût d’opportunité des garderies, c’est-à-dire les entrées de fonds créées par des contribuables non taxés. Autrement, appliquer cette méthodologie donnera toujours un résultat positif peu importe la politique publique étudiée. <br><br>Deuxièmement, le calcul du chiffre de 69 700 mères de plus au travail pose un problème important. Les chercheurs font implicitement l’hypothèse que 100% de l’écart de croissance d’emploi du groupe concerné entre la province de contrôle (l’Ontario) et le Québec est causé par les garderies. Or, si c’était vrai, il devrait y avoir peu de variance entre les autres provinces/nations n’ayant pas de programme similaire, ce qui n’est pas vraiment observé en réalité. Autrement dit, il est très possible que notre écart avec l’Ontario soit causé par plusieurs facteurs et que le chiffre trouvé soit une évaluation très optimiste de l’impact du programme. <br><br>Troisièmement, les chercheurs expliquent qu’une femme ayant accès à ce service aura plus de facilité à retourner au travail. L’apparition du programme ayant amené une importante pénurie de places en garderie, il est important de se demander combien de femmes ne peuvent pas travailler du fait que le service est inaccessible? Or, l’étude ne fait aucune mention de cette dimension, qui est pourtant fondamentale. <br><br>Finalement, la pénurie aura amené une augmentation du nombre de «garderies illégales», soit un marché noir. L’impact fiscal de ce phénomène n’étant certainement pas positif, pourquoi la question n’est-elle pas abordée? <br><br>Bref, il ya de quoi être déçu par le manque de front des journalistes au Québec. C’est à croire que l’apparition d’un chiffre ou d’un nom connu sur un bout de papier suffit à faire trembler les jambes des chroniqueurs. Or, puisque beaucoup d’économistes de grande réputation tiennent gratuitement des blogues, n’est-il pas à l’avantage des rapporteurs de nouvelles d’augmenter la qualité d’un cran? Mais bon, il faut croire qu’il est plus facile de demander la création d’un titre pour les professionnels de la presse - un genre de garderie à 7$ pour journalistes - que de travailler plus... <br><br>* Voir aussi les textes de <a href="http://www.iedm.org/fr/node/38341" >Nathalie Elgrably-Lévy</a>, <a href="http://www.cyberpresse.ca/debats/nos-collaborateurs/martin-coiteux/201204/17/01-4516304-la-multiplication-des-pains.php" >Marc Coiteux</a>, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/les-garderies-sontelles-r_1_b_1434505.html?ref=politique" >Youri Chassin</a> et <a href="http://www.antagoniste.net/2012/04/15/les-mathematiques-gauchistes-2/" >Antagoniste</a>.</p></div>
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		<title>Comment l&#8217;économie réelle contournera un protocole de type Kyoto</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 11:27:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Carl-Stéphane Huot Le retrait du Canada du protocole de Kyoto à la mi-décembre 2011 a choqué beaucoup de monde ici comme à l'étranger. Certains, comme le député Daniel Turp, ont même déposé une procédure en cour pour forcer le...]]></description>
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<div><p>par <a href="http://www.quebecoislibre.org/aphuot.htm" >Carl-Stéphane Huot</a><br><br><a class="asset-img-link" href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0167653e8808970b-pi" style="float: right;"><img alt="Protocole-de-kyoto" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef0167653e8808970b" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0167653e8808970b-250wi" style="width: 250px; margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Protocole-de-kyoto"></a>Le retrait du Canada du protocole de Kyoto à la mi-décembre 2011 a choqué beaucoup de monde ici comme à l&#039;étranger. Certains, comme le député Daniel Turp, ont même déposé une procédure en cour pour forcer le gouvernement fédéral à réintégrer le traité. Pourtant, personne n&#039;a réfléchi à une réalité toute simple: une taxe sur le carbone, quelle que soit sa forme, ne peut pas fonctionner. Voici pourquoi. <br><br>Depuis l&#039;an dernier, on parle beaucoup du Plan Nord, un gigantesque projet de développement des parties nord du Québec, incluant l&#039;ouverture de plusieurs mines. Certains se sont demandés pourquoi nous n&#039;en profitions pas pour ouvrir des sidérurgies pour transformer ce minerai ici plutôt qu&#039;en Chine. La raison première est qu&#039;il y a aujourd&#039;hui une large surcapacité de production sidérurgique. Alors que la demande en 2011 a été d&#039;environ 1,5 milliard de tonnes, la capacité, elle, s&#039;approche de 2,2 milliards de tonnes, plusieurs pays du tiers-monde ayant notamment misé sur la sidérurgie pour se développer. Résultat? Les marges de profit ne sont que de 25$ par tonne, alors qu&#039;il faut investir 1000$ par tonne de capacité annuelle. C&#039;est trop peu pour le risque pris. <br><br>Mais même sans cela, personne ne songerait à installer une sidérurgie au Québec avec l&#039;arrivée prochaine d&#039;une bourse du carbone. Cela réduira, voir éliminera toute possibilité de profit dans ce secteur. En effet, le minerai entre dans une sidérurgie sous forme d&#039;oxyde de fer (fer lié à de l&#039;oxygène) qu&#039;il faut séparer en le faisant réagir avec du carbone à haute température. (Pour le fer, on utilise une variété de charbon appelée coke.) Par la suite, on réduit le pourcentage de contenu en carbone de la fonte ainsi obtenu pour obtenir la recette finale d&#039;acier. Il en résulte une émission de 2,2 tonnes de CO2 pour chaque tonne d&#039;acier produite. <br><br>Les possibilités de réduire ces émissions ne sont pas aussi grandes que certains pourraient l&#039;espérer. Par exemple, les écologistes font la promotion de la sidérurgie à l&#039;oxygène pur, qui consiste à utiliser de l&#039;oxygène pur plutôt que de l&#039;air pour enlever l&#039;excès de carbone dans la fonte. En théorie, cela économise de l&#039;énergie parce que cela élimine le chauffage de l&#039;azote présent dans l&#039;air. Mais cette méthode est souvent inutilisable parce qu&#039;il y a d&#039;autres impuretés comme le soufre et le phosphore qui sont comptabilisés dans l&#039;équation. Leur combustion dégage beaucoup d&#039;énergie, qui, ajoutée à la combustion du carbone, fait augmenter considérablement la température du creuset et risque de le détruire, les briques réfractaires qui le tapissent ayant une résistance limitée alors que l&#039;acier sort de celui-ci pour être coulé à 1500°C. Il faut donc que le minerai de départ ait un contenu assez bas en ces éléments pour que la méthode soit utilisée. De toute façon, cette méthode est déjà utilisée lorsque possible. <br>
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À quelques nuances près, la quasi-totalité des métaux industriels doit être traitée de la même manière pour purifier l&#039;oxyde. C&#039;est le cas par exemple de l&#039;aluminium au Québec. Avec l&#039;arrivée d&#039;une bourse du carbone (ou d&#039;une taxe), les entreprises installées ici vont devenir moins rentables, à la limite déficitaires par rapport à leurs concurrentes installées dans les pays pauvres, qui eux n&#039;auront pas à payer cette taxe, ni à faire d&#039;ajustements pour réduire leurs émissions, qui seront dans les faits beaucoup plus coûteuses que les droits d&#039;émission de carbone. <br><br>On peut donc s&#039;attendre à deux grandes réactions des entreprises. Premièrement, demander carrément à leurs employés de payer ladite taxe à même leur salaire. Deuxièmement, en cas de refus, simplement fermer les unités de production pour les envoyer dans des pays pauvres. L&#039;un des objectifs de la direction de Rio Tinto Alcan dans l&#039;actuel conflit à Alma est probablement de récupérer les frais à venir sur cette taxe. Même si l&#039;usine demeure rentable, il n&#039;en demeure pas moins qu&#039;elle serait en première ligne des fermetures en cas de baisse de la demande, lors d&#039;une récession par exemple, ce qui arrivera tôt ou tard. Si cela fait effectivement baisser nos émissions de CO2, ce n&#039;est pas qu&#039;elles disparaîtraient comme par magie: elles seraient simplement déplacées d&#039;une place à l&#039;autre. <br><br><strong>Le modèle suédois </strong><br><br>Les environnementalistes citent souvent la Suède comme exemple à suivre pour réduire la quantité de CO2 par habitant. La Suède émet entre 33 et 43% du CO2 par personne produit au Canada, selon la méthode de calcul, tout en étant un pays aussi avancé et assez froid. En y regardant de plus près, ce n&#039;est pas nécessairement aussi évident. En effet : <br><br>• L&#039;hiver suédois est loin d&#039;être aussi rigoureux que ceux du Canada. Ainsi, Stockholm n&#039;a qu&#039;une moyenne hivernale de -2 contre -15 à Québec, ce qui réduit les besoins en chauffage pour une même résidence de 37%. Il en découle aussi qu&#039;il est plus économique en Suède de réduire de, disons, 30% les besoins en chauffage par isolation, et ce d&#039;autant que le prix de l&#039;énergie y est beaucoup plus élevé qu&#039;ici, soit 14 cents/kWh contre 7,3 cents au Québec et 10 cents en Amérique du Nord. <br><br>• La Suède produit autour de 45% de son énergie à l&#039;aide du nucléaire et est un importateur net d&#039;énergie à hauteur de 35%. Elle ne produit même plus 5000 barils de pétrole par jour. Le Canada produit environ le quart de son électricité à l&#039;aide du charbon, ce qui augmente nos émissions de 5,5 tonnes par habitant (environ 11 tonnes aux États-Unis). Ce choix vient du fait qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une ressource locale abondante et relativement peu coûteuse. (La taxe carbone entraîne ici un de ses propres paradoxes. Il existe une technologie moins émettrice, qui utilise la gazéification du charbon et qui permettrait de réduire de près de 45% les émissions de CO2. Mais dû aux risques liés à une taxe carbone, aucun prêteur ne veut prendre le risque d&#039;investir là-dedans, ce qui fait que nous devons continuer d&#039;utiliser les vieilles centrales pour encore bon nombre d&#039;années.) Le Canada est aussi un exportateur net d&#039;énergie, produisant par exemple près de 4 millions de barils de pétrole par jour. <br><br>• Les entreprises de la Suède, où presque tous les travailleurs sont syndiqués, n&#039;ont pas mécanisé autant leur appareil industriel qu&#039;au Canada. La productivité s&#039;en ressent beaucoup, étant de presque 30% inférieure en Suède. Partant de là, l&#039;économie suédoise s&#039;est spécialisée dans des secteurs qui produisent de bons revenus sans nécessairement utiliser beaucoup d&#039;énergie comme l&#039;automobile, la pharmaceutique et les télécommunications. Il en découle aussi que le niveau de vie, en tenant compte du pouvoir d&#039;achat, est de 10% inférieur en Suède, ce qui réduit d&#039;autant les émissions. <br><br>• Enfin, nous pouvons aussi noter une différence de calcul dans les émissions. La Suède se permet de déduire de ses émissions les arbres qui sont replantés par son industrie forestière alors qu&#039;au moins une des méthodes utilisées par les écologistes au Canada ne le permet pas. Cela pourrait à terme détruire entièrement notre industrie forestière, à cause de la différence de niveau de taxe appliqué. <br><br><strong>Conclusion </strong><br><br>En théorie, l&#039;ajout d&#039;une taxe sur le CO2 semble séduisante, parce qu&#039;elle est sensée mettre de la pression sur les entreprises et les citoyens pour qu&#039;ils adoptent des comportements au moins jugés plus verts. Mais en pratique, cette taxe manquera son but. Essayer de fausser les prix et les marchés, aussi honorables que soient les raisons, n&#039;est jamais une bonne idée. Ce sera encore le cas cette fois.</div>
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		<title>Budget du Québec 2012: pas de croissance durable en vue</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 11:44:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Blogue du QL</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Pierre-Guy Veer Le ministre des Finances du Québec Raymond Bachand a déposé son plus récent budget le 21 mars dernier. Malgré ses bonnes intentions, on peut fortement douter que les mesures énumérées, présentées comme favorable à la croissance, auront...]]></description>
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<div><p>par <a href="http://www.quebecoislibre.org/apveer.htm" >Pierre-Guy Veer</a> <br><br><a class="asset-img-link" href="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef016764ee6440970b-pi" style="float: right;"><img alt="Bachand" class="asset  asset-image at-xid-6a00d8341cb44a53ef016764ee6440970b" src="http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef016764ee6440970b-250wi" style="width: 250px; margin: 0px 0px 5px 5px;" title="Bachand"></a>Le ministre des Finances du Québec Raymond Bachand a déposé son plus récent budget le 21 mars dernier. Malgré ses bonnes intentions, on peut fortement douter que les mesures énumérées, présentées comme favorable à la croissance, auront l&#039;effet escompté... <br><br>Une des importantes mesures de ce budget est la création de Ressources Québec. Ses buts avoués sont une gestion responsable des ressources, une exploitation de ces dernières à l&#039;avantage de tous et un encouragement de deuxième et troisième transformation du bois. La création de ce nouveau monstre bureaucratique est contreproductive à plusieurs égards. <br><br>Premièrement, si l&#039;on veut que quelque chose soit exploité de façon «durable» – pour que ça existe encore longtemps –, le secret est sa privatisation. On peut ramener cette affirmation à sa plus simple expression: on prend (généralement) grand soin de ce qui nous appartient directement et l&#039;on respecte (généralement) la propriété des autres. Qui parmi vous irait saccager volontairement sa propre maison ou celle du voisin? Il en va de même pour l&#039;exploitation des ressources naturelles. C&#039;est d&#039;ailleurs une des solutions envisagées <a href="http://www.csmonitor.com/Environment/Bright-Green/2008/0926/study-privatization-could-avert-fisheries-collapse" >pour maintenir les stocks de poissons</a>. Dans sa forme traditionnelle, les bancs de poissons n&#039;appartiennent à personne. Il est donc dans l&#039;intérêt des pêcheurs d&#039;attraper le plus de poissons possible... ce qui cause évidemment une diminution rapide des stocks. <br><br>Deuxièmement, quand une ressource est exploitée, c&#039;est <em>toujours </em>dans l&#039;intérêt de tous. En effet, exploiter une ressource naturelle ou n&#039;importe quel commerce peut se faire uniquement s&#039;il y a une demande. Un entrepreneur privé n&#039;est pas assez fou pour dépenser son argent pour produire/offrir un service qui ne sera pas vendu. Aussi, seuls les entrepreneurs les plus visionnaires peuvent se permettre de les exploiter – ceux qui font des profits. Oui, j&#039;ai mentionné le mot en «p». Il est, sans l&#039;intervention du gouvernement, le seul indicateur pertinent pour connaître l&#039;humeur des clients. S&#039;il est positif, alors l&#039;entrepreneur a bien deviné l&#039;humeur de ses clients et répond mieux à leur intérêt. S&#039;il est négatif, alors il a mal prédit. Il doit s&#039;ajuster, sinon il fera faillite et devra céder la place à des gens qui produisent mieux. <br><br>Enfin, tenter de forcer la main au marché pour que certaines industries se concentrent sur un territoire est voué à l&#039;échec, comme ce fut le cas avec l&#039;amiante dans les années 1970 – en nationalisant la ressource, on avait espéré implanter plus d&#039;usines de transformation. Sur la Terre, il y a des endroits qui ont peu de ressources mais une très grande capacité pour les transformer (Japon, Allemagne), alors que d&#039;autres ont beaucoup de ressources mais peu de capacité pour les transformer (Québec, Saskatchewan). Sans intervention du gouvernement, il se produirait ce que Mises qualifie de division internationale du travail – une extension de l&#039;avantage comparatif de Ricardo. Ainsi, les entrepreneurs québécois et saskatchewannais exploiteraient les ressources naturelles du territoire pour les exporter en Allemagne et au Japon, où les entrepreneurs transformeraient lesdites ressources pour ensuite les exporter. De cette façon, tout le monde est gagnant; le Québec ne tente pas de maintenir en vie des industries qui ne fonctionnent pas, et le Japon ne tente pas de produire tout son blé sur son territoire surpeuplé.</p>

<strong>Des crédits au mieux futiles </strong><br><br>Plusieurs autres mesures incitatives contenues dans ce budget se présentent sous forme de crédit d&#039;impôts. On espère notamment augmenter la productivité en incitant l&#039;investissement, mettre les entreprises au pas de la mode numérique en encourageant les affaires électroniques, favoriser les coopératives, former plus de sociétés de services financiers, augmenter les exportations et bien plus. <br><br>Malgré les bonnes intentions, ces mesures sont au mieux futiles. En effet, un entrepreneur qui estime que ses clients seront mieux servis fera tout ce qui est nécessaire pour les satisfaire, que ce soit en exportant son produit ou en investissant dans l&#039;entreprise. On peut donc déduire qu&#039;un manque d&#039;investissement est un signe que le jeu n&#039;en vaut pas la chandelle. Alors pourquoi Québec insisterait-il pour subventionner le tourisme, si «le manque d’investissement privé a été identifié comme un frein majeur au renouvellement de l’offre touristique»? <br><br><strong>Efforts insuffisants de réduction des dépenses</strong> <br><br>Dans le budget, il faut le mentionner, le gouvernement tente de contrôler ses dépenses. Il a finalement décidé de diminuer le rythme d&#039;augmentation des dépenses, le 3e plus faible au pays avec une moyenne de 2,5%. Malheureusement, l&#039;effort est insuffisant, considérant l&#039;état des finances publiques. <br><br>En effet, le dette brute (le passif des caisses de retraites publiques et de l&#039;administration des différents ministères) se situe à 54,3% du PIB (173,436 G$), et l&#039;on estime que ce pourcentage montera à 55,3 d&#039;ici 2017. C&#039;est le plus haut taux d&#039;endettement au pays. Si l&#039;on inclut tout ce qui dépend du gouvernement (sociétés d&#039;État, système de santé, municipalités), la dette grimpe à 74,5% du PIB (248,621 G$). Toutefois, le ministre, comme plusieurs analystes en faveur de l&#039;intervention de l&#039;État, affirme que le chiffre est trompeur puisqu&#039;il ne tient pas compte des actifs du gouvernement (Hydro-Québec, notamment). Considérant la non-volonté de <a href="http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=2694" >ces mêmes</a> <a href="http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/hydro-quebec-la-veritable-contribution-aux-recettes-de-letat/" >analystes</a> de vouloir toucher aux sociétés d&#039;État, on peut se demander si elles sont vraiment un actif... Cet endettement se reflète sur la cote de crédit des agences de notation: nous ne faisons pas mieux qu&#039;une 5e place à l&#039;échelle canadienne. <br><br>Aussi, le gouvernement n&#039;a fait que diminuer <em>le rythme d&#039;augmentation </em>des dépenses; elles augmentent toujours. D&#039;ailleurs, elles ont augmenté plus qu&#039;il était prévu au budget 2009-2010. En regardant les chiffres, force est de constater que le gouvernement n&#039;a effectué aucune coupure. Au contraire, il a préféré augmenter les revenus avec différentes taxes (augmentation de la TVQ, contribution santé). Il affirme également, le plus sérieusement du monde, que le Québec «a dû» s&#039;endetter suite à la diminution des transferts fédéraux afin de maintenir un niveau de services comparable. Comparable à qui? Aucune province n&#039;a de garderies étatiques aussi onéreuses, des congés parentaux aussi généreux, des droits de scolarité postsecondaire si bas... <br><br><strong>Autonomie à deux vitesses</strong> <br><br>Parlant de transferts fédéraux, un élément me laisse perplexe. Dans le budget, on dénonce le fait que le fédéral ne contribue qu&#039;à 20% des coûts en santé, alors qu&#039;il le faisait à hauteur de 50% avant les années 1970. «...le respect des compétences des provinces ne doit pas servir à justifier un désengagement financier du gouvernement fédéral en santé, faisant abstraction des coûts incessants en santé», peut-on lire. En d&#039;autres mots, même si la santé est de compétence provinciale, le gouvernement fédéral «doit» la financer. <br><br>Ce raisonnement est complètement fautif. Premièrement, il sous-entend que seuls les gouvernements sont capables d&#039;administrer le système de santé. Or, depuis toujours, on peut constater qu&#039;ils en sont incapables. Corporatisme dans les professions de la santé, interdiction de contracter des assurances privées, gonflement artificiel de la demande, listes d&#039;attente qui s&#039;allongent sans cesse; les preuves de l&#039;incompétence publique dans la santé sont nombreuses. <br><br>Ensuite, une telle attitude d&#039;enfant à qui on a volé son suçon révèle une grand hypocrisie de la part du gouvernement. En effet, comment une province qui se dit autonome (ou qui veut devenir indépendante, pour certains) peut-elle se désoler autant de «perdre» de l&#039;argent venant des provinces plus riches? Québec devrait plutôt s&#039;en réjouir et ainsi en profiter pour réformer le système de santé, puisque sa progression actuelle – 5% d&#039;augmentation des dépenses par année –, est tout simplement intenable. <br><br>En conclusion, il semble que ce n&#039;est pas demain la veille que le gouvernement du Québec se sortira de la vieille mentalité hors-de-l&#039;État-point-de-salut. Il continue d&#039;augmenter ses dépenses malgré un endettement approchant 75% de la richesse provinciale et de s&#039;accaparer encore plus de notre argent durement gagné. Il serait temps que les politiciens regagnent la mentalité des politiciens québécois d&#039;avant Paul Sauvé, où le New Deal était vu comme frisant le communisme plutôt que comme une planche de salut. D&#039;ici là, nous continuerons à ressembler de plus en plus à la société d&#039;<em>Atlas Shrugged</em>, dans laquelle l&#039;entreprise privée peine à prospérer à cause de toute cette bureaucratie – on avait même créé une commission d&#039;enquête pour tenter de connaître les moyens de l&#039;éliminer –, tandis que le gouvernement «investit» dans des projets aussi loufoques que nuisibles.</div>
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